21 juin 2024

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CAN 2023 : Le journaliste Gérard Dreyfus rend hommage à Aliou Cissé et Faé Émerse

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Dans un article publié par Équinoxe TV, Gérard Dreyfus, vétéran du journalisme a rendu un bel hommage aux entraîneurs Aliou Cissé et Faé Émerse. Il est en effet important de reconnaître et de célébrer les compétences et les réalisations des entraîneurs africains, comme Aliou Cissé du Sénégal et Emerse Faé de la Côte d’Ivoire.

Trop souvent, il y a une tendance à penser que les entraîneurs étrangers sont supérieurs à leurs homologues africains, ce qui ne reflète pas la réalité du talent et de l’expertise présents sur le continent africain. Les succès de ces entraîneurs, tels que la qualification inattendue des Éléphants de Côte d’Ivoire en quart de finale de la 34e Coupe d’Afrique des Nations, sont des preuves convaincantes du contraire. Il est essentiel de promouvoir l’égalité des chances et la reconnaissance du mérite des compétences, quelle que soit l’origine de l’entraîneur.

Ci-dessous l’hommage de Gérard Dreyfus:

Quel scénario !

Les sorciers de la balle ronde n’auraient pas pu l’imaginer.
A Yamoussoukro, capitale de la Côte d’Ivoire, les miraculés du premier tour, repêchés in extremis, ont sorti en huitième de finale le Sénégal, tenant du titre.

Pourtant, tout avait mal commencé. Un but d’Habib Diallo encaissé dès la quatrième minute. Le scénario était écrit d’avance. Le champion sortant passerait le cap sans problème. D’ailleurs, pendant longtemps, on eut la sensation que les protégés d’Aliou Cissé se contentaient du but d’avance. Dans ces circonstances de jeu, il y a souvent un petit hic. Qui, pour les Ivoiriens, allait survenir à quatre minutes du coup de sifflet final avec un pénalty. Une occasion que n’allait pas laisser passer Franck Kessie. Un but partout, tirs au but. Un sans-faute 5 à 4. Et la victoire pour les Eléphants. Et la poursuite de la compétition, une aventure qui paraissait totalement utopique une semaine plus tôt au soir de la déroute subie face à la Guinée Equatoriale

Oui, oui, oui, quel scénario !

Mais ce n’est que l’aspect purement sportif. Il y a eu, en coulisses, une sorte de « je t’aime, moi non plus ». Après le licenciement de l’entraîneur français, on a vu quelques affamés se battre pour prendre la place, une fois la Côte d’Ivoire officiellement qualifiée pour la suite de la CAN., Certains, peut-être même beaucoup, ne voulaient que ce soit l’adjoint, Emerse Faé, qui prenne le relais. Sans doute parce qu’il est Africain. C’est terrible cette politique qui veut que l’entraîneur étranger soit supérieur à l’Africain. La preuve que non. J’ai regardé Faé devant son banc pendant le match. Calme et serein. Je ne vais pas vous raconter son parcours de joueur. Mais je me souviens l’avoir vu dans un stade rempli de 80.000 spectateurs, en 2006 au Caire, disputer la finale de la CAN face à l’Egypte du maître Hassan Shehata (le seul entraîneur à avoir gagné trois CAN d’affilée). Faé était sur le terrain aux côtés de Didier Drogba et des frères Yaya et Kolo Touré. Non ce n’est pas le premier venu. Une leçon pour tous ces dirigeants qui croient tout savoir et qui ne connaissent pas bien les ressources des hommes qui sont leurs compatriotes.

Je voudrais terminer par ce clin d’œil à Aliou Cissé, le coach des Sénégalais, qui au coup de sifflet final est allé donner l’accolade à son adversaire. Belle image. Salut les gars.

SK

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