8 février 2023

Ovajab Media

Ovajab Media, le site 100% panafricain, tv, radio, presse écrite

64 ans après la disparition de Sékou Sanogo / EDICI son parti exige sa réhabilitation et la restitution de ses biens

Partager l'article

Originaire de Dioulassoba dans la région de Séguéla, l’ex-député Sékou Sanogo est le fondateur du mouvement politique dénommé l’Entente des Indépendants de Côte d’Ivoire (EDICI), fondé le 31 Janvier 1949 et dissout à travers la loi 315 du 21 septembre 1960, obligeant tous les partis ou groupements politiques à adhérer obligatoirement au parti unique.

Décédé le 26 septembre 1958, à Bouaké, Sékou Sanogo est inconnu de la grande majorité des Ivoiriens. 64 ans après sa disparition, EDICI, son parti demande sa réhabilitation et la restitution des biens de l’ex-député et ex-Grand Conseiller de l’Afrique Occidentale française (AOF).

Cette demande a été faite le Samedi 17 Décembre 2022, lors la présentation officielle de l’EDICI par Sékou Samba Koné, président de l’EDICI. «EDICI disparue de l’échiquier politique ivoirien et international, avec lui, l’expropriation des droits les plus fondamentaux de son leader qui fut député à Assemblée Constituante Française sous la bannière formelle de cette force politique. L’EDICI renaît le 27 septembre 2019, sous impulsion de jeunes citoyens ivoiriens, épris de liberté, de justice et de paix, en vu de redonner vie à cette importante force politique qui a énormément servi la Côte d’Ivoire, d’une part et d’autre part, l’Afrique Occidentale française (AOF).

Notre soucis majeur est aussi et inexorablement la réhabilitation et la restitution des droits de son père fondateur et de ses biens à sa famille biologique », a-t-il indiqué.

A cet effet, Sékou Samba Koné dit prendre à témoins l’opinion nationale et Internationale. «L’on observe que l’un des personnages principaux des périodes post-indépendances des États de l’Afrique Occidentale française a bel et bien existé et en tant que citoyen, il devrait bénéficié de ses droits de propriété intellectuelle, tant à travers le système éducatif national où l’on forme, éduque et instruit sur les faits historiques de toute nation.

Malheureusement, c’est avec amertume que l’on constate l’absence de l’existence et du nom et du parcours politique d’un tel personnage, aussi bien dans les manuels scolaires que sur le site officiel de Assemblée nationale ivoirienne, contrairement à l’Assemblée nationale française, qui reconnait son passage sur terre », a-t-il déploré.

Selon lui, plusieurs démarches ont été menées tant auprès des autorités ivoiriennes (feux Amadou Gon Coulibaly, Hamed Bakayoko et Amadou Soumahoro) que des autorités françaises. Malheureusement, aucune suite n’a été donnée à toutes ces démarches.

Cependant, le président de l’EDICI se dit déterminé à faire aboutir le combat de la réhabilitation du fondateur de son parti.

BS


Partager l'article