Face aux tensions nées du processus électoral et aux divergences autour des candidatures et des textes de l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), le Comité Ad Hoc chargé de l’organisation du 12ᵉ Congrès ordinaire électif a annoncé le report de l’événement aux 22 et 23 mai 2026. Lors d’une conférence de presse, ses responsables ont défendu un « choix de responsabilité » destiné à garantir un scrutin crédible, apaisé et juridiquement sécurisé. www.ovajabmedia.com vous propose l’intégralité de la déclaration liminaire du Comité Ad’hoc, lu par son président Amos Beonao, Past-président de l’Unjci.

Mesdames et Messieurs,
Chers confrères et consœurs,
Au nom du Comité Ad Hoc chargé de l’organisation du 12ᵉ Congrès ordinaire électif de l’Union nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), je voudrais vous remercier sincèrement pour votre présence à cette conférence de presse.
Votre mobilisation témoigne de l’intérêt que vous accordez à l’avenir de notre corporation, à la stabilité de notre organisation professionnelle et à la préservation de l’unité du corps journalistique ivoirien.

Le sens de notre démarche
Depuis plusieurs mois, l’UNJCI traverse une période particulièrement sensible de son histoire.
Les tensions liées au processus électoral, les divergences d’interprétation des textes, les contestations de procédure ainsi que les crispations institutionnelles ont progressivement installé un climat de méfiance et d’incertitude au sein de notre organisation.
Cette situation a suscité de profondes inquiétudes au sein de la corporation, mais également auprès des partenaires institutionnels et des autorités publiques.
Face au risque d’une fracture durable, le Conseil des sages, les Past-Présidents et plusieurs figures de référence de notre profession ont estimé nécessaire de prendre leurs responsabilités historiques afin de préserver l’UNJCI.
C’est dans cet esprit qu’a été mis en place le Comité Ad Hoc.
Notre mission n’est ni politique, ni partisane, ni dirigée contre une personne ou un groupe.
Notre mission est avant tout institutionnelle.
Elle consiste à créer les conditions d’un retour durable à la stabilité, à la crédibilité et au fonctionnement normal de l’UNJCI.

Le choix de la responsabilité
Depuis son installation, le 23 avril 2026, le Comité Ad Hoc a fait un choix clair :
✔ privilégier le dialogue ;
✔ privilégier l’apaisement ;
✔ privilégier l’inclusion ;
✔ privilégier le consensus ;
✔ privilégier l’intérêt supérieur de l’Union.
Nous avons refusé les logiques d’affrontement et les polémiques inutiles.
Parce que l’UNJCI est plus grande que les ambitions individuelles.
Parce qu’elle représente l’ensemble des journalistes ivoiriens.
Et parce que la crédibilité de notre corporation est aujourd’hui en jeu.
Un important travail de médiation et de réorganisation
Depuis sa mise en place, le Comité Ad Hoc a conduit un vaste travail de médiation, de concertation et de préparation du Congrès.
Des consultations élargies
Des échanges ont été engagés avec :
les candidats et leurs représentants ;
les instances de l’UNJCI ;
les organisations professionnelles ;
les structures de régulation ;
les anciens dirigeants de l’Union ;
ainsi que plusieurs acteurs de la corporation.
Ces consultations ont permis de réduire sensiblement les tensions, de maintenir le dialogue et d’éviter une aggravation de la crise.

La question des textes et des candidatures
La crise actuelle a également mis en évidence plusieurs insuffisances dans les textes régissant l’UNJCI :
des ambiguïtés juridiques ;
des divergences d’interprétation ;
des imprécisions procédurales ;
ainsi que des difficultés de gouvernance.
La question des candidatures a notamment cristallisé de nombreuses tensions et révélé la nécessité de clarifier certaines dispositions électorales afin d’éviter toute contestation future.
Le Comité Ad Hoc a donc mis en place un groupe de travail composé de juristes et de journalistes afin de mener une réflexion approfondie sur les textes de l’Union.
Car il ne s’agit pas simplement d’organiser une élection.
Il s’agit surtout de garantir des règles claires, transparentes et acceptées de tous.
Un Congrès électif ne doit pas seulement permettre de désigner des dirigeants.
Il doit également consolider les fondements juridiques et institutionnels de notre organisation.
Les préparatifs techniques du Congrès
Le Comité a également engagé les travaux relatifs :
à l’organisation logistique du Congrès ;
à la sécurisation du fichier électoral ;
à la mise en place des commissions techniques ;
au dispositif de communication ;
aux mécanismes de transparence électorale ;
ainsi qu’à la mobilisation de la corporation.
L’objectif est clair : garantir un Congrès crédible, transparent et incontestable.
La position du Comité sur les procédures judiciaires
Le Comité Ad Hoc réaffirme son profond respect pour les juridictions de la République.
Nous suivons avec attention les différentes procédures engagées.
Toutefois, à ce jour, aucune décision de justice n’interdit formellement au Comité Ad Hoc de poursuivre sa mission.
Le Comité agit donc dans le strict respect du mandat qui lui a été confié.
Nous refusons cependant toute instrumentalisation judiciaire susceptible d’alimenter davantage les tensions.
Notre priorité demeure le dialogue, l’apaisement et la préservation de l’unité de la corporation.
Pourquoi le report du Congrès ?
Mesdames et Messieurs,
Le Comité Ad Hoc est pleinement conscient des attentes de la corporation.
Nous savons que de nombreux journalistes souhaitent la tenue rapide du Congrès.
Nous mesurons également les efforts déjà consentis dans le cadre de la mobilisation électorale.
Mais notre responsabilité nous impose une approche lucide et responsable.
Après analyse de la situation, le Comité Ad Hoc a estimé qu’un ajustement du calendrier était nécessaire afin de garantir :
une meilleure préparation technique ;
une meilleure sécurisation institutionnelle ;
l’achèvement des travaux sur les textes ;
une clarification des questions liées aux candidatures ;
et surtout un climat plus apaisé.
Ce report ne constitue ni un recul, ni un blocage.
Il s’agit d’un choix de responsabilité.
Organiser un Congrès dans un contexte de tensions persistantes et d’incertitudes juridiques ferait courir à l’UNJCI le risque d’une nouvelle crise immédiatement après les élections.
Le Comité Ad Hoc a donc choisi de privilégier la stabilité durable plutôt que la précipitation.
La nouvelle date du Congrès
Après examen de l’ensemble des paramètres techniques, institutionnels et organisationnels, le Comité Ad Hoc a décidé de fixer la tenue du 12ᵉ Congrès ordinaire électif de l’UNJCI aux :
Vendredi 22 et samedi 23 mai 2026
Maison de la Presse d’Abidjan
Ce Congrès devra être :
✔ un Congrès de rassemblement ;
✔ un Congrès d’apaisement ;
✔ un Congrès de responsabilité ;
✔ un Congrès de modernisation ;
✔ et un Congrès de refondation institutionnelle.
Appel à la responsabilité collective
Le Comité Ad Hoc appelle l’ensemble des journalistes ivoiriens :
à la retenue ;
à la responsabilité ;
au respect mutuel ;
à la mobilisation ;
et à la préservation de l’image de notre profession.
Nous invitons chacun à éviter les attaques personnelles, les discours incendiaires et les postures de confrontation.
L’UNJCI doit sortir renforcée de cette crise.
Le Congrès de mai 2026 doit devenir un moment historique de reconstruction, de crédibilité et d’unité.
Conclusion
Mesdames et Messieurs,
Le Comité Ad Hoc mesure pleinement l’importance historique de sa mission.
Nous savons que les regards sont tournés vers nous.
Et nous savons également que l’histoire jugera notre capacité collective à préserver notre maison commune.
C’est pourquoi nous avons choisi :
✔ le dialogue plutôt que la division ;
✔ la responsabilité plutôt que l’agitation ;
✔ la stabilité plutôt que l’aventure ;
✔ et l’intérêt supérieur de l’UNJCI plutôt que les intérêts particuliers.
Nous appelons aujourd’hui toute la corporation journalistique ivoirienne à se mobiliser afin de faire du 12ᵉ Congrès ordinaire électif un moment de rassemblement, de crédibilité et d’espérance.
L’UNJCI est notre bien commun.
Préservons-la.
Renforçons-la.
Modernisons-la.
Et reconstruisons ensemble la confiance.
Je vous remercie.

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