26 février 2024

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Célébration du 1er mai 2023 / Voici les doléances de Gnagnan Zadi et ses camarades

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Le lundi 1er mai 2023, les travailleurs de la Côte d’Ivoire, à l’instar de leurs homologues du monde entier, ont célébré la fête du Travail.

Cette célébration a été l’occasion pour le président de la centrale Plateforme nationale, Théodore Gnagnan Zadi de faire le point de la lutte pour l’amélioration de conditions de vie et de travail des travailleurs de Côte d’Ivoire.

Ainsi, même s’il reconnait que des acquis ont été obtenus, beaucoup reste à faire. « Mais malgré notre situation, nous sommes satisfaits des résultats auxquels nous sommes parvenus lors des dernières négociations avec le gouvernement. Point n’est besoin ici de rappeler ces acquis, mais notre plus grande satisfaction c’est l’instauration d’un droit nouveau pour les fonctionnaires à savoir la prime exceptionnelle de fin d’année que nous considérons à juste titre comme notre 13ème mois. (…) Il est bon de rappeler au gouvernement que selon les accords, le comité consultatif de la fonction publique qui devrait traiter de la question de l’IRB, des primes et de la grille salariale devait être mis en place au plus tard le 30 mars 2023, ne l’a pas encore été.
En plus, le problème du reversement des ponctions salariales des grèves de 2018, 2019, 2020 reste pour le moment au point mort. À cela il faut ajouter la préoccupation liée à la réforme du système d’imposition du salaire également prévu par les accords n’a pas encore connu un début de mise en œuvre. Nous espérons qu’à la fin du mois de juin comme prévu le nouveau statut de la fonction publique sera adopté par l’assemblée nationale conformément aux accords », a-t-il indiqué. Gnagnan Zadi a regretté la marginalisation de sa plateforme par le gouvernement.

« Depuis 2019, la Plateforme Nationale qui a été reconnue au plan légal conformément à l’article 53.2 du code du travail comme Centrale syndicale des travailleurs n’est pas prise en compte par le gouvernement ivoirien. La preuve, pendant que les cinq anciennes centrales sont reçues à la primature en ce 1er mai 2023, la 6ème Centrale syndicale qu’est la Plateforme Nationale, devra encore végéter cette année.
Pourtant, nul n’ignore l’importance de cette organisation dans l’amélioration des conditions sociales des travailleurs, ces cinq dernières années et dans la préservation continue de la paix sociale dans notre pays.
Un tel acteur social de premier plan ne saurait continuer d’être mis à l’écart sans susciter une frustration profonde de ses adhérents. Cette situation est devenue intenable pour nos camarades.
C’est pourquoi je voudrais lancer un vibrant appel au Président de la République pour qu’il se saisisse de notre dossier afin d’y apporter réparation de cette injustice sans nom. ».

Quant à Mme Edoukou Konan, porte-parole de toutes les fédérations de syndicats du secteur public, elle est aussi revenu sur les acquis.
« Après 2017, où nous avons obtenu non sans difficultés, la révision de l’ordonnance 2012-304 du 04 avril 2012 portant organisation des régimes de pensions gérées par la CGRAE, le paiement du stock des arriérés estimés à 249,6milliards de francs CFA, l’intégration de 1 800 Agents journaliers à la Fonction Publique, le rétablissement des prélèvements des cotisations syndicales à la source, 2022 a permis aux travailleurs d’engranger de nouveaux acquis grâce à la clairvoyance du Président de la Plateforme Nationale ».

Pour sa part, le porte-parole des travailleurs du secteur privé, M. Bohoussou Mathias a dit être animé par un sentiment mitigé. Et il en a donné les raisons. « Ce sentiment se justifie non seulement par les conditions de vie et de travail misérables et déplorables de vos camarades du secteur privé mais aussi et surtout par cette injustice inexplicable que subit la Plateforme Nationale, notre centrale syndicale qui, seule, est à mesure faire changer les choses positivement. Car contrairement à ce que certains camarades disent à savoir que la Plateforme Nationale n’est uniquement que dans le secteur public, elle est bel et bien présente dans le secteur privé notamment dans la brasserie, l’enseignement privé, le secteur maritime, l’agro-industrie, la production végétale, etc. »

Comme on le voit, les différentes revendications lors de ce 1er mai 2023 ont montré une fois de plus que beaucoup reste à faire pour le bien-être des travailleurs de Côte d’Ivoire.


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