21 juin 2024

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Condition de vie et de travail des médecins spécialistes / Voici les revendications des membres de la SYLIRE

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Rassemblant les syndicats des gynécologues obstétriciens de Côte d’Ivoire (SYNAGOCI) et des médecins anesthésistes réanimateurs (SYMARCI), la SYLIRE a décidé de mener la lutte pour le bien-être de ses membres.

Cet engagement a été pris le samedi 27 mai 2023, lors de 1ère Assemblée générale extraordinaire de la convention des syndicats libres et responsables (SYLIRE).
Docteur Godji Hélène, médecin anesthésiste-réanimateur, secrétaire général du SYMARCI et porte-parole de la SYLIRE a justifié cet engagement.
« Ce jour samedi 27 mai 2023 restera gravé dans nos mémoires comme le jour de l’éveil de conscience du médecin spécialiste en côte d’Ivoire face à sa souffrance quotidienne inaudible de tous. Le spécialiste comme tout autre médecin, tiraillé entre son devoir de réserve et la déontologie, jusque dans un passé récent, a toujours choisi le chemin de la dignité dans le silence. Mais aujourd’hui, devant la haute vélocité de l’évolution médicale, le médecin spécialiste a un nouveau défi à relever : celui de l’adaptation, au risque de disparaitre ou d’être floué », a-t-elle lancé.

Pour elle, cette première AGO constitue une tribune pour exposer la situation peu reluisante des médecins spécialistes en Côte d’Ivoire. « Quand après toutes ces difficultés, le généraliste parvient à obtenir son diplôme de médecin spécialiste, il est utilisé entant que tel par l’Etat de Côte d’Ivoire sans incidence financière ni administrative, alors qu’il devient en ce moment un médecin de pointe et un expert pour son pays. Devant ce manque de considération de leur propre pays, nombreux sont ceux des spécialistes qui s’expatrient à la recherche d’une décence financière et d’un minimum de considération. Les autres qui expriment leur élan de patriotisme en restant sur place, quoique peu nombreux, sont sujets à de multiple humiliations, maladies, épuisements, emprisonnements et suspensions pour des actes de spécialité qu’on ne leur reconnait même pas. Le médecin spécialiste est exposé à la face du citoyen comme le bouc émissaire d’un système sanitaire en difficulté », a-t-elle déploré, avant de justifier la création de leurs différents syndicats.


« Etant meurtris devant ces amers constats, des médecins gynécologues obstétriciens d’un côté et les anesthésistes réanimateurs de l’autre, se sont résignés à créer leur syndicat respectif en fin d’année 2022. Leurs objectifs étant semblables, ces deux syndicats ont décidé de joindre leur force à l’intérieur d’une nouvelle faitière dénommée SYLIRE. », a indiqué docteur Godji Hélène.

Poursuivant, elle a fait savoir les principales revendications de la SYLIRE. « Il s’agit entre autres de la reconnaissance pleine et entière de la spécialité médicale avec effet financier et catégoriel qui aboutirait sur la création d’un corps de métier dédié, du respect des 40 heures hebdomadaires du spécialiste avec rémunération de ses heures supplémentaires, ses gardes et ses astreintes. Mais surtout de faire comprendre à l’État le bien-fondé de la prise en charge de la formation complète à la spécialisation comme il le fait pour les infirmiers spécialistes etc. », a-t-elle martelé.


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