14 juin 2024

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Côte d’Ivoire : Corruption dans l’armée, des officiers et sous-officiers de deux unités de lutte contre la criminalité, impliqués dans une affaire d’extorsion de fonds à des hommes d’affaires

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Une affaire de corruption et d’extorsion de fonds éclabousse actuellement l’Unité de lutte contre la grande criminalité (ULGC), basée à Sébroko.

Ce groupement de défense, composé majoritairement de militaires, commandé par le colonel Inza Fofana, alias « Gruman » fait l’objet d’une enquête autorisée expressément par le ministre d’Etat de la Défense Téné Birahima Ouattara.

Selon les informations relayées par des confrères de Jeune Afrique, le ministre de la Défense Téné Birahima Ouattara a ordonné l’ouverture d’une enquête interne au sein des forces de sécurité, à la suite de plaintes d’hommes d’affaires. Ceux-ci assurent avoir été victimes d’extorsion de plusieurs millions de FCFA par des officiers et sous-officiers.

Tout serait parti des plaintes des hommes d’affaires ivoiriens et étrangers, en majorité libanais, maliens et burkinabè qui affirment avoir été victimes de racket et d’extorsion de fonds portant sur plusieurs milliards impliquant des sous-officiers et officiers de ces deux unités.
L’on apprend qu’il y a déjà des arrestations et que plusieurs indicateurs libanais, qui collaboraient avec l’ULGC et l’UCT, ont en effet été interpellés sur la base d’enregistrements audio compromettants réalisés à leur insu.

Selon leur modus operandi, les « indics » repéraient des hommes d’affaires qui détenaient des centaines de millions de F CFA en cash, à leurs domiciles ou sur leurs lieux de travail, généralement issus de secteurs d’activité comme l’orpaillage. Puis, ils donnaient le tuyau à des éléments des deux unités incriminées. Ces derniers prenaient soin de téléphoner à Oumar Braman Koné, à l’époque procureur du pôle pénal économique et financier du tribunal de première instance d’Abidjan, qui leur donnait, comme le prévoit la loi, un mandat verbal.

Une fois le coup bien ficelé, ces officiers et sous-officiers opéraient des descentes chez leurs cibles qui, intimidées, finissaient par leur remettre l’argent demandé.
C’est un opérateur économique actif à Bouaké qui a alerté le ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, après avoir été extorqué de plus de 500 millions de FCFA.
Au sommet de l’Etat l’affaire fait des bruits et le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara es saisi du dossier.

Essoh Aka


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