29 septembre 2022

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Côte d’Ivoire : Issiaka Diaby, président du CVCI ne veut pas aller à la réconciliation

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Ce lundi 10 mai 2021 à Abidjan, au Plateau, comme prévenu par le président des victimes, une marche s’est tenue en vue de protester contre la libération définitive du président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.

En effet, Issiaka Diaby et ses camarades avaient annoncé qu’ils protesteront contre la venue de l’ex-président Laurent Gbagbo, après son acquittement définitif par la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (Cpi), le 31 mars 2021. Et bien la manifestation a bel et bien eu lieu,

À la suite de la décision rendue par la Chambre d’appel de cette Cour de La Haye, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a clairement indiqué que ses deux compatriotes sont libres de rentrer au pays quand ils le souhaitent.
La délivrance des passeports, ordinaire et diplomatique, et la prise en charge des frais de transport de l’ancien chef d’État et ceux de sa famille sont autant d’actes du pouvoir ivoirien qui atteste de son quitus à cet acte de décrispation politique. Les tractations sont par ailleurs en cours entre le gouvernement ivoirien et les émissaires de Gbagbo et Blé Goudé pour trouver des modalités à ce voyage de retour.

Par ailleurs, un son discordant vient de transpercer le paysage politique, « Nous avons mis en place un comité d’accueil de Laurent Gbagbo pour que les décisions de sa condamnation à 20 ans de prison en Côte d’Ivoire soient exécutées », a informé Issiaka Diaby, le président du Cvci et initiateur de ladite protestation.

Selon lui, le président Laurent Gbagbo n’a pas le droit de jouir d’une liberté totale dès son retour en terre ivoirienne. « Il faut les arrêter parce qu’une décision du juge dans un État de droit s’exécute. Si vous n’êtes pas d’accord avec la décision, vous avez des voies de recours, comme le procureur l’a fait dans l’affaire Laurent Gbagbo », a confié le président du CVCI à RFI, avant d’ajouté : « Maintenant, on a épuisé toutes les voies de recours, même si la décision ne satisfait pas les victimes : vu qu’elles se sont engagées dedans, elles sont obligées de l’accepter. C’est la même chose ici : il y a une décision de justice qui a été rendue à l’encontre de Laurent Gbagbo, il faut qu’elle s’applique. »

Rappelons que ce sont des propos contradictoires qui pourraient mettre en mal la paix et la cohésion sociale dans notre. Car le président Alassane Dramane Ouattara avait pourtant montré sa volonté de renoncer à cette condamnation.

SK


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