30 septembre 2022

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CÔTE D’IVOIRE / Massacres de Duékoué : Amade Ouérémi fait des révélations troublantes.

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Ce mercredi 24 mars 2021, dans l’après midi, Amadé Ouérémi a comparu devant le tribunal criminel du Plateau dans l’affaire du massacre de Duékoué et Duékoué carrefour dans l’ouest de la Côte d’Ivoire.

En effet, l’ancien chef de milice, Amade Oueremi, est le seul poursuivi par la justice ivoirienne dans l’affaire des massacres de Duékoué; mais devant les juges, il fait des révélations choc impliquant plusieurs chefs rebelles dont Coulibaly de Kouibly.

« J’étais à Bagouo le 27 mars 2011. C’est le Commandant Fofana Losseni dit Loss qui a donné l’ordre de chasser les miliciens de Duékoué. Moi, j’étais un rebelle aux ordres du chef de guerre Coulibaly de Kouibly. C’est lui qui m’a fourni des armes et des treillis militaires. Moi j’étais malade et je ne faisais que mettre les munitions dans les chargeurs des armes dans le village de Blodi. C’est après la libération de Duékoué que je suis entré dans la ville », déclare Oueremi à la barre.

« Les vrais dozos étaient nombreux ce jour-là. Ce sont les dozos qui ont tué les gens. Ce n’est pas parce que c’est mélangé qu’ils vont mettre tout sur moi. Dieu même sait que je n’ai pas fait ça moi seul. J’ai vu des corps des hommes. C’était beaucoup. Je n’ai jamais vu ça de ma vie. Il y avait des femmes, des hommes, des enfants et des vieillards parmi les corps. Des personnes ont été brûlées vives dans des maisons », a-t-il poursuivi.

« On m’a utilisé comme un chiffon pour nettoyer leurs déchets. Je n’avais pas d’hommes sous mes ordres. Je n’ai pas tué de guéré. Les gens ont essayé de me tuer. Mais, ce que vous voulez, je vais tout dire », a déclaré le rebelle qui, selon un rapport de Koaci, a indiqué « que Coulibaly de Kouibly venu l’arrêter en 2013, lui a avoué que c’est Alassane Ouattara qui avait donné l’ordre ».

Pour rappel, Oueremi est poursuivi dans l’affaire où des centaines de personnes ont été arrêtées et tuées au milieu d’affrontements politiques et de tensions ethniques alimentées par des conflits fonciers, lors de la pire crise électorale qu’a connue la Côte d’Ivoire en 2010-2011. C’est un procès tant attendu qui pourrait déterminer qui étaient les complices de l’ancien chef de milice. Le procès reprend jeudi après-midi.

SK


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