30 septembre 2022

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CÔTE D’IVOIRE / URD- RENTREE POLITIQUE

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DISCOURS D’ORIENTATION

DE LA PRESIDENTE.

Mesdames et Messieurs du Bureau Politique ;

Mesdames et Messieurs du Comité Central ;

Chers militants ;

Chers amis de la presse ;

Je suis particulièrement heureuse de retrouver aujourd’hui la Direction générale, l’ensemble du Bureau politique, du Comité central ainsi que les  coordinations après un certain temps de silence qui ne doit pas être pris pour de l’inactivité.

Ces moments sont en fait pour nous des périodes de réflexion, de ressourcement, d’analyse pour nous permettre de nous remettre au travail en corrigeant ce qui doit l’être et en dégageant des perspectives pour que notre parti sache se projeter dans un avenir immédiat.

La rentrée politique 2021 de l’Union Républicaine pour la Démocratie a pour thème principal « les nouveaux sentiers de l’URD ».

Notre parti au cours des 5 dernières années a connu des périodes rudes mais aussi des moments de joie et des motifs de satisfaction.- Nous avons présenté des candidats aux élections législatives de 2015 mais nous n’avons pas obtenu de députés et le financement du parti n’est plus qu’un vague souvenir.- Notre pays, au cours de l’année 2020 a connu des moments d’une intensité particulière avec la création du CNT et la désobéissance civile qui laissent encore des empreintes indélébiles dans l’esprit de bien de nos concitoyens et de nos militants.- Et l’Urd a participé aux dernières législatives avec 6 candidatures dans le Haut Sassandra, le Cavally et dans l’Agneby Tiassa sans résultat probant.

Nonobstant toutes ces difficultés, peut-on parler d’échec ou de recul. On nous taxe de jeune parti, cela veut-il dire que nous n’avons pas d’avenir.

Je suis sans complaisance car en politique il faut savoir être réaliste et je veux que nous puissions nous évaluer en tant qu’URD.

Certes nous sommes un jeune parti, d’aucuns diraient un petit parti mais la force de nos convictions, notre engagement, notre détermination à changer les choses doivent nous permettre d’emprunter de nouveaux sentiers.

L’Urd est respectée sur la place publique car depuis 2016, nous n’avons jamais changé de cap ; nos amitiés politiques, nos alliances ne se font pas ou ne se défont pas au gré de nos seuls intérêts. Le devenir de la Côte d’Ivoire est notre unique boussole et c’est pourquoi, nous ne cesserons de lutter contre toute forme d’autoritarisme, contre l’injustice, la perte de nos valeurs, contre les inégalités sociales et contre tout ce qui relève du mensonge. Depuis 2012, l’Urd a participé à tous les grands rendez-vous politiques, à tous les dialogues politiques dirigés successivement par 5 Premiers Ministres.

Petit à petit, l’Urd a fait son chemin dans l’inconscient collectif. Autrefois méconnu, notre parti compte aujourd’hui parmi les 10 organisations politiques citées spontanément  par nos compatriotes.

Nous sommes également partenaires des grandes coalitions de l’opposition telles que La Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la paix (CDPR) proche du Pdci-Rda et Ensemble pour la Démocratie (EDS) proche du Parti de Laurent Gbagbo.

Dans notre collaboration avec l’ensemble de l’opposition, nous avons toujours mis en avant notre loyauté avec cependant le souci permanent de préserver notre autonomie et notre ligne éditoriale qui nous situe au centre de l’échiquier politique, à égale distance des uns et des autres. Nous n’avons pas toujours été payés en retour, les tendances hégémoniques des grands partis les entrainant à ne pas nous apporter la moindre considération, la moindre marque de solidarité. Erreur d’appréciation, à mon sens. Si nous avions pris le temps de nous entendre et de nous appuyer les uns sur les autres, les résultats des élections législatives auraient pu être bien meilleurs.

Ce bref regard rétrospectif qui sera complété par la communication du Secrétaire général doit nous permettre de tracer des perspectives et d’ouvrir de nouveaux sentiers.

D’où sommes-nous venus. Nous le savons. Un départ fulgurant jusqu’en 2010, 100 000 sympathisants répertoriés, une Convention en 2018 qui a réuni à l’Hôtel Ivoire 700 délégués et puis, il y a eu la descente aux enfers avec la crise électorale, l’emprisonnement de la Présidente de l’Urd ainsi que de nombreux militants, la dislocation de nos coordinations et la destruction de notre siège. Bien que mis à genoux, le parti a résisté malgré des trahisons, des lâchages, comportements inhérents à toute organisation humaine.

Nos échecs aux législatives sont-ils la marque d’un déclin ou nous offrent-ils au contraire la possibilité d’un nouveau départ en développant chez chacun d’entre nous un sens plus aigu de nos responsabilités. Sont-ils le résultat d’une impréparation de nos candidats, du manque de moyens financiers, de la surestimation de l’effectif de nos militants et de la faiblesse de nos différentes coordinations en ressources humaines. C’est à vous d’analyser en ateliers ces différents points. 

Mesdames et Messieurs, membres du Bureau Politique,

Mesdames et Messieurs, membres du Comité central.

L’avenir nous appartient mais il ne sera que ce que nous aurons su tracer pour l’Urd.

Tout commence par un rêve et l’Urd est le résultat de rêves concomitants qui ont abouti à sa création. Je vais donc vous embraquer pour quelques instants dans ma vision à travers quelques sentiers nouveaux à emprunter si nous voulons avoir un parti fort dont la durabilité dépasse l’espérance de vie de ses fondateurs. Je veux un parti qui se donnent les capacités de gagner aux législatives et aux élections locales et qui soit capable de présenter un candidat à la présidentielle, peut-être pas pour gagner mais pour y affirmer notre présence.

Les sentiers à emprunter relèvent tout d’abord :1- D’une saine appréciation de la réalité. Il faut arrêter de surestimer les coordinations et la seule manière de connaitre la réalité du terrain et d’en avoir une bonne visibilité passe par l’acquisition des cartes de membres du parti. C’est pour nous l’unique moyen de vérifier et contrôler la véracité de la composition des coordinations. Je mets donc en mission tous les coordinateurs sous le contrôle dynamique de Secrétaire Général et de son équipe renforcée pour que le placement des cartes devienne un de nos rouages essentiels. L’implantation du parti est une donnée essentielle si nous voulons grandir.2- La vocation d’un parti est de gagner des élections et d’avoir des élus. Plus le parti sera implanté dans toutes les régions, les départements et les communes du pays, plus le nombre de coordinations grandira, plus il se donne de chances de remporter des élections.3- Autre point important : accroître et créer des ressources financières pour le parti. N’ayant pas d’élus, nous ne sommes pas financés par le gouvernement. Il nous faut compter sur nous-même, chercher à créer des moyens novateurs pour produire des ressources supplémentaires. Je sais que c’est un chapitre difficile mais je vous demande de ne pas vous décourager. Pour être plus fort, il faut passer par ces moments compliqués avec l’espoir tout de même que les choses s’amélioreront.4- Acquérir un siège social pour l’Urd. L’obtention d’un siège est une chose capitale dans notre stratégie de développement. Nous avons perdu notre siège à la suite de la crise postélectorale et cela nous pénalise quant au recrutement et à la cooptation de nouveaux militants et de nouveaux cadres.

Chers amis, chers militants, Mesdames et Messieurs du Bureau politique et du Comité central,

Tous ces objectifs ne peuvent être atteints sans l’engagement conscient de toutes et de tous ici présents. L’Urd sera ce que vous en ferez.

C’est là tout l’intérêt de cette rentrée politique qui nous donne ainsi l’occasion d’ôter nos vieux habits, de les laver en famille et de nous vêtir d’habits neufs. Ces habits neufs seront nos différents plans d’action annuels avec des objectifs clairs et réalistes, des stratégies accessibles, de moyens humains, matériels et financiers bien définis et effectivement mobilisables.

C’est à ce prix que nous pourrons les nouveaux sentiers de l’Urd et nous y engager sereinement, nos feuilles de route en mains vers des lendemains prometteurs.

C’est sur cette note d’espoir que je déclare ouverte la Rentrée politique de l’Urd.

Je vous souhaite de bons travaux, dans une ambiance fraternelle.

Que le Seigneur bénisse et inspire nos travaux.

Danièle BONI-CLAVERIE.


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