Échec scolaire / Quand la responsabilité parentale est pointée du doigt

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En amont de la réunion de fin d’année qui dressera le bilan de la session scolaire 2025-2026, les administrateurs des écoles Bethléem de Côte d’Ivoire se sont réunis lors d’une rencontre préparatoire cruciale, le samedi 30 mai dernier.

Si l’ordre du jour a porté sur l’actualité et le bilan provisoire de l’année, un sujet majeur a cristallisé les débats : les causes profondes de l’échec scolaire.

Pour Soro Zié Samuel, fondateur de ces établissements, le constat est sans appel : l’environnement familial est au cœur du problème. « Par expérience, nous avons pu constater que la responsabilité familiale est la principale cause à 80% de la plupart des échecs de nos élèves », martèle-t-il.

Une démission matérielle et financière

Son analyse met en lumière des défaillances logistiques criantes au quotidien. «De nombreux élèves débutent ou poursuivent l’année avec des cahiers incomplets, obligeant parfois des enseignants ou administrateurs à cotiser de leur propre poche.

À cela s’ajoute le manque cruel de manuels et d’annales, privant les enfants des outils indispensables pour s’exercer », a-t-il révélé.

Plus grave encore, le fondateur dénonce l’attitude de certains parents qui attendent systématiquement l’exclusion temporaire de leur enfant pour s’acquitter des frais de scolarité. Précision importante : ce blâme ne cible pas les familles en situation de précarité financière chronique.

Les dynamiques de couple en cause

Soro Zié Samuel soulève également un tabou : l’impact des conflits conjugaux sur l’éducation.

Selon lui, le manque de solidarité financière de certaines mères envers leur conjoints, combiné à des tensions ou un manque de respect au sein du couple, pousse certains pères à se désengager de la prise en charge de leur progéniture.

Enfin, le déficit de supervision à domicile (suivi des devoirs, contrôle des sorties) fragilise grandement les chances de réussite.

Soro Zié Samuel et ses collaborateurs prévoient déjà d’approfondir d’autres facteurs externes majeurs, tels que l’impact des téléphones portables, afin de proposer des solutions concrètes lors de la prochaine réunion bilan.

A. K

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