18 mai 2024

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Éducation : Le lycée moderne de Treichville en ruine

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Le Lycée moderne de Treichville se meurt. L’établissement qui a ouvert à la rentrée scolaire 1959-1960, anciennement appelé Collège d’orientation de Treichville (C.O.T) – avec pour premier principal le français De Kermadec Robert – et qui a formé de nombreux cadres ivoiriens et non-ivoiriens; se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation très avancé.

 

En effet, quatre des dix bâtiments, que comprend cette école de renom, montrent des signes très prononcés d’usure à savoir des fuites au niveau de la toiture ou de la dalle de certains et des exfoliations de murs pour d’autres. Ainsi, le bâtiment D, faisant jadis office de dortoirs dans la période faste des internats et actuellement alloué aux classes des niveaux cinquièmes et secondes, est lourdement dégradé.

Cette anomalie pose évidemment aussi bien un sérieux problème de sécurité, que celui de la préservation de la santé des apprenants et leurs formateurs. Parce que des morceaux de la dalle pourraient se détacher pendant les cours et eu égard à la présence de moisissures très visible du fait de l’humidité avec son corollaire de maladies respiratoires. Au niveau de l’administration, la salle des professeurs n’existe plus que de nom car à cause de la dégradation, les titulaires de ladite salle l’ont fuie et ont été répartis dans des bureaux initialement affectés à d’autres personnels.

 

La proviseure Mme Coulibaly Rokia n’est pas épargnée

La proviseure Mme Coulibaly Rokia n’est pas épargnée elle non plus par ce nomadisme étant donné que son bureau est désormais non fonctionnel pour les mêmes raisons. Devant ce décor peu reluisant qui interpelle les acteurs locaux du système éducatif, Aké N’Guessan Parfait vice-président de l’amicale des personnels et secrétaire général adjoint du comité de gestion de ce lycée que nous avons rencontré, se dit impuissant devant l’ampleur des travaux à effectuer pour redorer le blason de cet établissement. « Le budget du comité de gestion (Coges) ne peut supporter une éventuelle opération de réhabilitation. C’est pourquoi nous lançons un appel aux autorités municipales, aux bonnes volontés et au gouvernement afin de sauver cette école », nous a-t-il confié.

Pour Doucouré Dado élève en première A et présidente du conseil scolaire, les conditions d’hygiène ne sont pas réunies. « Quand on est en bonne santé, on peut mieux travailler. Nous demandons aux dirigeants de ne pas nous laisser tomber », plaide-t-elle.

La cheffe de l’établissement, quant à elle, s’en remet à sa hiérarchie et au gouvernement pour la réhabilitation des bâtiments en déliquescence. Vivement que quelque chose soit fait pour préserver l’intégrité et la bonne santé des 3002 pensionnaires et des membres des personnels de ce lycée dont le premier dirigeant ivoirien fut Degni Egni de 1971 à 1975. Selon les informations recueillies, cette école n’a pas encore bénéficié d’un quelconque programme de réhabilitation depuis sa création. Rappelons cependant, qu’en dépit de ce cadre de travail peu enviable, les fonctionnaires de cette institution sinistrée ne baissent pas pour autant les bras.

 

En ce sens que les résultats obtenus au Bepc et au Bac 2023 qui sont respectivement de 49,16% et de 63,95% sont relativement satisfaisants et supérieurs aux taux nationaux. Imaginons ce que pourraient être ces résultats si les conditions de travail et de vie des acteurs étaient optimisées.

 

Source Fratmat.info


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