14 avril 2024

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Filière café-cacao / Ce que la Centrale syndicale agricole demande pour le bien-être des producteurs

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Le jeudi 21 mars 2024, les membres de la Centrale syndicale agricole se sont réunis à la CAISTAB au Plateau. C’était dans le cadre de la journée d’information et de soutien à la mise en place de l’Interprofession café-cacao.

A cette l’occasion, Seydou Kiebre, le Président National de la Centrale syndicale agricole a demandé la mise en place l’Interprofession café-cacao, OIA café-cacao.

Seydou Kiebre a justifié sa demande : « Vu l’importance de l’agriculture en général et singulièrement de la filière café cacao avec 14% du PIB national et 40% des produits d’exportation, nous espérons et plaidons que nos analyses et propositions feront l’objet d’attention particulière de la part du régulateur pour nous éviter des troubles inutiles ; à présent nous sommes tous focalisés sur la mise en place de l’interprofession café-cacao, OIA café-cacao ».

Le président de la Centrale syndicale agricole faisant l’état des lieux de la filière, a dit : « Nous constatons : l’agonie de la quasi-totalité de nos Coopératives qui sont engluées dans des redressements fiscaux à n’en point finir favorisés par la Loi OHADA de 2010, ce labyrinthe juridique sous régional dans lequel les planteurs ont été précipités pieds et mains liés sans savoir qu’on nous traiterait désormais comme des sociétés commerciales à part entière avec toutes les conséquences, sans considérer le caractère spécifique et social des coopératives des planteurs ;


l’absence d’un Fonds de garantie et de financement amélioré qui ne permet pas à nos coopératives d’être compétitives dans un environnement où le dépôt-vente n’existe plus ;
la plupart sont mortes et attendent leur oraison funèbre pour être conduites au cimetière, quel gâchis ;


l’absence de l’interprofession Café-Cacao (OIA café-Cacao) pourtant consacrée par l’Article 16 de l’Ordonnance N°2011-481 du 28 Décembre 2011, pose le problème de la représentativité des planteurs dans les instances de décision depuis bientôt 13ans qu’on est mis devant le fait accompli ;


l’absence d’un mécanisme alternatif face à l’envolée des cours du marché international pour augmenter le revenu déjà stabilisé des planteurs, crée un sentiment de frustration généralisée des planteurs et favorise la contrebande et la fuite des produits vers les pays voisins, en en vue de gagner plus ;
l’absence d’un appui et soutien aux coopératives des zones frontalières qui se battent comme elles peuvent pour acheminer les productions aux ports de Abidjan et San Pedro, donc qui atténuent la contrebande des produits ; l’inadéquation de la péréquation transport avec la grille des Tonnes-Kilométriques (TKM), non actualisée malgré les contraintes de transports et l’augmentation du carburant à plusieurs reprises, pour preuve dans la sous-préfecture de Djiroutou , de 24F/Km le TKM est de 12F/Km aujourd’hui et ce depuis cinq(5)ans au moins ; l’insuffisance avérée du différentiel de ramassage de 80F aux coopératives qui est resté statique depuis une dizaine d’année malgré la cherté de la vie et l’augmentation du carburant, en plus des pressions fiscales (DGI) et sociales (CNPS) et l’exigence des programmes de certification, durabilité, traçabilité et autres ».

Cependant, Seydou Kiebre a reconnu que des efforts ont été faits. C’est pourquoi il a encouragé le DG du Conseil Café-Cacao pour ces efforts.

« Je voudrais encourager la direction générale du Conseil Café-cacao pour tous les efforts entrepris à ce jour et notamment pour la sécurisation et l’amélioration du revenu des planteurs par la mise en place d’un prix minimum garanti ainsi que l’amélioration de la commercialisation intérieure et extérieure ; la mise en place imminente d’une interprofession Café-Cacao forte et assise sur des organisations de planteurs crédibles, après le recensement des planteurs et de leurs vergers etc. »

A.K


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