30 septembre 2022

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Invité à prendre part à un sommet extraordinaire de la CEDEAO sur le Mali, Assimi Goîta décline l’offre

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Le président de la transition du Mali, le Colonel Assimi Goïta, invité par les Chefs d’Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à prendre part au sommet extraordinaire des chefs d’Etat prévu ce vendredi 25 mars à Accra sur l’examen de l’évolution de la situation politique dans son pays a décliné l’offre de la CEDEAO.

Dans une note, le ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale notifie « les regrets de Son Excellence, le colonel Assimi Goïta, président de la transition, chef de l’Etat de ne pouvoir prendre part à la session extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO prévue le 25 mars 2022, à Accra, au Ghana ».

Le président de la transition qui a marqué sa disponibilité à interagir lors de cette session par visioconférence a toutefois décidé de se faire représenter à cette rencontre par son ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale.

Jeudi, la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) a demandé la suspension des sanctions prises depuis janvier contre le Mali par la CEDEAO.

Au sortir d’un sommet extraordinaire, les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO ont pris de sévères mesures contre le Mali, notamment, la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la Communauté et ce pays, suspension de toute aide financière et des transactions commerciales (à l’exception des produits de première nécessité) et gel des avoirs du Mali dans les banques centrales et commerciales de la Cedeao.

Après le coup d’Etat ayant emporté le président Ibrahim Boubacar Kéita, les autorités de transition se sont donné une période allant de 6 mois à cinq ans pour organiser les élections. Une période jugée trop longue pour la CEDEAO qui estime qu’une transition de 12 mois serait acceptable.
La proposition initiale cinq ans de plus de la transition, a été ramenée à deux ans. La Cédéao, de son côté campe toujours sur une durée d’un an maximum.

Un compromis entre pourra t-t-il être trouvé entre autorité maliennes et la CEDEAO au sortir de ce sommet ? Wait and see.

LKD


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