Justice: Nicolas Sarkozy clève sa défense dans l’affaire libyenne

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L’ancien président français Nicolas Sarkozy a affirmé mardi lors d’un procès en appel qu’il n’y avait « pas un seul centime d’argent libyen » dans la campagne qui l’avait élu en 2007. Âgé de 71 ans, Sarkozy a toujours nié toute malversation et est devenu l’année dernière le premier ancien président de la France moderne à être emprisonné pour ce dossier.

En septembre 2025, un tribunal de première instance a reconnu Sarkozy coupable d’avoir cherché à obtenir des fonds de la Libye de Mouammar Kadhafi pour sa campagne, mais n’a pas établi qu’il les avait reçus ou utilisés à cette fin. L’ancien président a déclaré que les rencontres entre ses collaborateurs et des responsables libyens étaient des « guets-apens » et qu’il n’avait pas été informé de ces rencontres.

Cependant, le président du tribunal, Olivier Géron, a semblé sceptique face aux déclarations de Sarkozy, soulignant que les rencontres entre les collaborateurs de Sarkozy et les responsables libyens avaient été organisées par l’intermédiaire Ziad Takieddine, qui avait des liens étroits avec la Libye. Le tribunal a également entendu des témoignages selon lesquels Sarkozy avait rencontré Takieddine à plusieurs reprises à l’Élysée.

Le procès en appel de Nicolas Sarkozy est un tournant important dans l’affaire libyenne. L’ancien président doit encore convaincre le tribunal de sa bonne foi et de son innocence. La décision du tribunal est attendue avec intérêt, car elle pourrait avoir des implications importantes pour la classe politique française.

Séverin Konan

Ovajabmedia.com

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