21 juin 2024

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La Cedeao perdra au moins 45 milliards de FCFA par an avec le retrait de l’AES

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Le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) aura certainement des répercussions significatives sur cette organisation sous-régionale. En effet, Aboubakar Nacanabo, le ministre burkinabè en charge de l’Économie et des Finances, a souligné que la CEDEAO pourrait perdre annuellement au moins 45 milliards de FCFA de prélèvements communautaires avec ce départ groupé.

Outre ces pertes financières, le retrait de ces pays aura également un impact sur les effets de synergies au sein de la CEDEAO. De plus, le fait que ces pays de l’Alliance pour le Sahel (AES) concentrent une grande partie des ressources naturelles de la CEDEAO ne fera que renforcer ces conséquences négatives.

Cependant, le ministre a noté que le retrait du Burkina Faso aurait peu d’impacts sur son commerce extérieur, en raison de la faiblesse de ses échanges avec les pays membres de la CEDEAO et hors de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), à l’exception du Ghana. Il a également rappelé que l’espace CEDEAO comptait initialement 15 pays membres, dont 8 au sein de l’UMOA, comprenant le Burkina Faso.

Il est clair que ce retrait aura des répercussions importantes sur la CEDEAO, en termes financiers, de synergies et de répartition des ressources naturelles. Cela soulève des questions sur la manière dont l’organisation et les pays membres réagiront pour atténuer ces conséquences potentiellement néfastes.

SK

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