30 septembre 2022

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MALI : La commune rurale de Mandé fait face à une nouvelle crise.

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La Mairie de Ouenzzindougou a abrité une conférence de presse du Collectif des Associations de la commune du Mandé pour non seulement dénoncer la présence de Nouhoum Kélépily et Mamourou Keita comme autorités intérimaires mais aussi demander la mise en place dune nouvelle équipe intérimaire dans la commune rurale du Mandé. C’était le lundi 5 avril 2021.

En présence des autorités  traditionnelles et coutumières des 25 villages du Mandé ; avec comme invité d’honneur, l’Honorable Salif Kéita, fils du terroir, non moins membre du Conseil National de la Transition (CNT), l’atmosphère était très tendu.

En effet, dans un mémorandum remis aux hommes de medias, le collectif des Associations de la Commune du Mandé a rappelé qu’à la faveur de l’annulation de l’élection communale 2016 dans leur circonscription, a instauré un conflit sans précèdent dû au non-respect des textes par l’administration en occurrence la loi N°2017-051 du 02 octobre 2017 portant Code des Collectivités Territoriales.

«  A l’instar des communes du nord, une équipe intérimaire fut installée le 07 janvier 2018 présidée par monsieur Nouhoum KELEPILY, le deuxième adjoint au maire de l’équipe sortante, a été nommé par le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation en la personne du ministre de l’époque Ag Erlaf.

Malgré des oppositions, des marches et des contestations de la population celui fit quand même ces dix-huit (18) mois. En décembre 2019, une nouvelle équipe fut constituée et présidée par monsieur Mamourou Kéita, ex maire de 2009-2016par le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, M. Boubacar Alpha BAH, Vice-président national de l’ADEMA », a indiqué Boubacar Diarra, Président du Collectif des communes du Mandé. 

Selon les conférenciers, cette situation crée le refus de passage de témoin entre les deux présidents dont : « le premier estime que le deuxième n’est pas réglementaire et le deuxième quant à lui dit que le premier était caduc ». 

En effet, le duplicata des officiers d’Etat civil dans les centres, la représentation de la commune par deux présidents ont provoqué des actes qui ne contribuent qu’au flanchement et la destruction d’une commune, dont : « l’accroissement de l’incivisme de la population pour non-paiement des taxes et impôts ; la fausseté des actes d’Etat civil délivrés aux usagers par des autorités non réglementaires ; la dilapidation du fonds public de la collectivité; la réticence des partenaires à intervenir dans une commune instable; la guerre clanique et fratricide entre les frères et surs d’une même commune; le non suivi des actions de développement communal ; l’obstacle et le refus de la continuité des projets de développement à l’endroit de la population soit disant que l’initiateur est de l’équipe 1 ou 2; l’enclenchement de procédure interminable devant les tribunaux ; l’enclenchement de conflit intercommunautaire entres les villages ou les populations du même village ; la destruction des biens de l’Etat et de la collectivité; la méfiance entre les usagers et l’administration communale; la division au niveau du personnel communal; le règlement incessant de comptes par les autorités du jour ».

Aux dires du Président du collectif, l’administration n’a fait que piétiner les textes dans leur commune aux fins d’intérêts partisans, en créant un conflit intercommunautaire et, en entravant de 5 ans le développement régulier de ladite commune.

Pour clore cette conférence, M. Salif Kéita membre du Conseil National de la Transition (CNT) a pris l’engagement de transmettre le cri de cœur du collectif aux autorités de la transition.

Adama TRAORE


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