15 juillet 2024

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Mali : Le mauvais comportement des usagers affecte la qualité de l’eau

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Dioouro Bocoum, Directeur national de l’Hydraulique a présidé au nom du ministre de l’Energie de l’Eau et des Mines  l’atelier de restitution des résultats de la mission de suivi sur la qualité des ressources en eau des bassins du Niger et du Sénégal  et leurs affluents dans le cadre des activités du PCA-GIRE, au titre de l’année 2020. C’était lemercredi 16 juin 2021 à l’Hôtel Mandé.

Cette Restitution  des données sur la qualité de l’eau a été initiée par la direction nationale de l’Hydraulique en collaboration avec le Programme Conjoint à l’Appui-Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PCA-GIRE), l’analyse des eaux de surface et souterraine dans les bassins des fleuves Niger et Sénégal et leurs principaux affluents, le Laboratoire National de l’Eau (LNE) et le Laboratoire de la Qualité de l’Eau (LQN) de Kankan en Guinée.

Cette rencontre avec les différents partenaires du PCA-GIRE vise à partager les résultats des analyses de la qualité des eaux de la Campagne 2020 avec l’ensemble des acteurs nationaux et de recueillir toutes suggestions et recommandations visant à contribuer à la connaissance et au suivi des ressources en eau.

Selon la coordinatrice du PCA-GIRE, Mme Cissé Niouma Coulibaly depuis fin 2016, un réseau de prélèvement pour le suivi de la qualité de l’eau de surface a été développé et les premiers ont été effectués respectivement  en 2017, 2018 et 2019. Elle a rappelé que la mission se déroulait deux (2) fois par an : la période d’étiage et de crue.

Assi, elle a mentionné qu’en 2020, la première mission devait être faite en mars 2020,  mais compte tenu des mesures prises par le gouvernement pour faire face au coronavirus, cette dernière a été effectuée en novembre 2020, en collaboration avec la cellule GIRE de Kankan, dans le souci d’assurer la qualité des eaux de Bamako.

Pour Mme Maiga Fatoumata Yaro, directrice du Laboratoire National de l’Eau du Mali (LNE) dans le cadre du PCA-GIRE, il y a des missions de suivi de la qualité de l’eau. « Des prélèvements se font sur le terrain, et analyser pour informer les utilisateurs sur la qualité de l’eau consommée» dira-t-elle. 

Cependant, elle souligné que le fleuve Niger est menacé par rapport à l’oxygénation. « Les résultats ont prouvé qu’il y a dégradation du taux d’oxygène dans l’eau, mais la chance est là parce que la capacité d’auto épuration est là, si nous ne faisons pas attention, nous risquerons de dégrader la qualité de cette eau dans les années à venir », s’est plaint la directrice. 

Elle a également confirmé que, seul le changement de comportement peut mieux aider à protéger ces eaux contre toute forme de pollution. « Nous avons analysé les eaux de surface des fleuves Niger et Sénégal, quant aux eaux souterraines, nous n’avons pas eu grand problème, parce que nous avons  trouvé que la contamination se trouve au niveau de quelques paramètres, qui pourront être corrigées avec les traitements », a-t-elle souligné.

Le directeur national de l’Hydraulique Dioouro Bocoum, à son tour a rappelé que le gouvernement du Mali a fait  de la qualité de l’Eau sa priorité. Il a précisé que : « nous devons faire face à trois défis majeurs : le phénomène de pollution, les changements climatiques, les agressions humaines : dragues, eaux usées, engrais organiques et chimiques, phytosanitaires, déchets d’animaux ».

Il a salué l’accompagnement des partenaires techniques et financiers du Royaume-Uni et de la Suède, et s’est félicité de cette rencontre qui permettra d’entreprendre des actions pour apporter de solutions aux problèmes en lien avec ce dit fléau.

Pour terminer, cette rencontre les acteurs ont formulé des recommandions suivantes : « sensibiliser et informer les populations dans le but de les faire changer de comportement à l’égard des fleuves et de leurs affluents ; réglementer dans un premier temps le dragage dans le lit des eaux (fleuve et affluents) et l’utilisation des produits tels que le cyanure, le mercure, les concasseurs ; faire comprendre aux Maires que le développement d’une commune n’est pas lié aux dragages dans les nids des fleuves ».

Adama TRAORÉ


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