30 septembre 2022

Ovajab Media

Ovajab Media, le site 100% panafricain, tv, radio, presse écrite

MALI : Plusieurs syndicats annonce une grève de 72 h à partir du mardi prochain.

Partager l'article

Il s’agit d’une patate chaude entre les mains du gouvernement de la transition. Les responsables de plusieurs syndicats évoluant dans le transport, de  bétail, des consommateurs durcissent le ton contre le gouvernement. C’était lors d’une conférence de presse qui s’est tenu ce vendredi 19 mars 2021. 

C’est une nouvelle pluie de grève de plusieurs syndicats en cette période de la transition. S’agit-il d’une mauvaise foi du gouvernement ou une réclamation de trop des syndicats pour l’amélioration des onditions de vie ? En tout cas, plusieurs syndicats ont annoncé une greve de 72 heures. 

Il s’agit du Groupement des Syndicats des Transporteurs et Conducteur Routiers du Mali (GSTCRM); le Collectif National des Acteurs des Marchés du Mali (CNAM-Mali), l’Association Nationale des Transformateurs de Bétail Viande du Mali (ANATRABEVIM), et l’Association Libre des Consommateurs Mallens (ALCOM). 

Le gouvernement malien ne pouvait que s’attendre à une telle réponse à cause de son inertie face à la cherté auquel le peuple est confronté.

En prélude de cette rencontre, les conférenciers ont indiqué le motif réel, est de dénoncer la récente flambée des prix des denrées alimentaires, la situation des péages.

Selon Moussa Diallo représentant des conducteurs routiers, après avoir épuisé toutes les voies de recours administratives pour être entendu par les autorités compétentes sur leurs doléances, il est temps de se faire entendre. « Nous nous engageons à mener une synergie d’actions jusqu’à la satisfaction totale de nos doléances ci-dessous mentionnées. La non satisfaction desdites doléances avant le 22/03/2021, entrainerait immédiatement une grève de soixante douze (72) heures allant du 23 au 25/03/2021. », ont-ils déclaré

S’agissant du secteur de transport, leur représentant Issouf Coulibaly a indiqué qu’ils ont mainte revendiqué l’annulation du nouveau système de péage, du pesage des bennes chargées de sable, de graviers, de banco et des marchandises locales sur le pont-bascule, l’application immédiate du PTAC; le maintien de la validité des permis de conduire à cing (5) ans, la réduction du coût de la vignette, la tracasserie routière par la police, la gendarmerie, la douane et les agents des eaux et forêts. 

Pour sa part, Malick Diallo représentant du collectif National des Acteurs des Marchés du Mali (CNAM-Mali) demande l’attribution de chaque  marché un titre foncier, l’annulation de tous les contrats de bail et portant souvent la mention promesse de vente sur les marchés;l’autorisation de construire et de gestion déléguée des marchés du Mali au CNAM-Mali;la réduction de 50% les droits de douane, établissement d’un barème fixant le droit de tout article importé; la crêation d’un guichet unique; la fin des tracasseries policières, douanières pour la circulation des marchandises à l’intérieur du pays d’un point a un autre. 

Quant à Ousmane Diakité de l’association nationale des transformateurs de Bétail Viande du Mali, elle réclame la qualité d’hygiène dans les abattoirs et améliorer la qualité du plateau technique en termes d’équipements, la formation en technique de découpe et en gestion entrepreneuriale, la subvention, crédits bancaire etc.),  la mise en place de l’interprofession qui pourrait résoudre beaucoup de problèmes des différentes filières de profession bétails, la mise en place de l’interprofession qui a commencé il y a plus d’un an, n’arrive pas a étre bouclé. Par ailleurs, il a sollicité l’appui des autorités pour la mise en place de l’interprofession filère bétail viande en demandant de confier la mission à l’APCAM pour une question d’impartialité. 

S’agissant de l’association Libre des Consommateurs Maliens, son représentant a exigé le respect de la circulation des personnes et de leurs biens dans l’espace CEDEAO. Il dénonce aussi la flambée des prix des denrées alimentaires dans les différents marchés du Mali.

Ensuite, il a dénoncé le contrôle de la vignette par la police sans un agent de la mairie du District et par les autres mairies des régionales. À l’en croire, il y’a une malversation des factures d’électricité. « C’est le lieu de demander au gouvernement de subventionner les aliments bétails, l’instauration du consommer malien; faire un programme sur la création d’emploi des jeunes à travers la reprise de toutes les usines en arrêt de travail (UMPP, SEGMA, TAO, Cimenterie de Diamou etc), mettre les travailleurs de l’usine COMATEX dans leurs droits et qui sont à neuf (9) mois sans salaires. 

Adama TRAORÉ


Partager l'article