15 juillet 2024

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MALI : Santé de la reproduction, AJCAD donne la parole aux « Sans Voix »

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Le Mali a ratifié de nombreuses conventions et chartes internationales relatives aux droits et à la santé de la procréation, notamment : la Convention internationale relative aux Droits de l’enfant (CIDE) en 1990, la Convention pour l’Elimination des discriminations envers les femmes (CEDEF) en 1985 et son protocole en 2000, le programme d’action du Caire (CIPD) en 1994, la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples en 1981 et le Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, dit « Protocole de Maputo » en 2005. Au niveau national, le Gouvernement a promulgué et adopté plusieurs lois ou textes contribuant à l’application des conventions internationales. Si certains de ces textes représentent une avancée législative et juridique vers davantage d’égalité entre les hommes et les femmes et une reconnaissance des droits en matière de santé et de la procréation, la législation malienne reste toutefois faiblement harmonisée avec les textes internationaux relatifs aux droits humains. En effet, des gaps ont été identifiés en ce qui concerne la condamnation des violences faites aux filles et aux femmes. Par exemple, actuellement, la législation malienne ne dispose pas d’une loi spécifique contre les violences basées sur le genre (viol, mutilations sexuelles féminines…). Ces gaps montrent que le Mali n’a pas encore intégré l’ensemble des engagements pris au niveau international dans sa législation en ce qui concerne la SDSP des adolescents es et des jeunes.

Les MSF et le mariage précoce sont des pratiques très répandues au Mali. Il s’agit de pratiques discriminatoires à l’égard des filles et des femmes et une violation de leurs droits.
Or, L’Etat malien s’est engagé à mettre fin aux mariages d’enfants et aux mutilations sexuelles féminines comme cela est stipulé dans l’article 24 de la CIDE : « Les États parties prennent toutes les mesures efficaces appropriées en vue d’abolir les pratiques traditionnelles préjudiciables à la santé des enfants. »

Les chiffres en matière de Droit à la Santé Sexuelle Reproductive des Ados Jeunes montrent que le Mali n’a pas encore intégré l’ensemble des engagements pris au niveau international dans sa législation en ce qui concerne la santé, les droits sexuels et de la procréation (SDSP) des adolescent·e·s et des jeunes. Cette situation entraîne entre autres des grossesses non désirées, des grossesses précoces, des grossesses rapprochées et toutes les complications sanitaires consécutives. Selon l’’EDS V, à 19 ans, 59 % des jeunes filles ont déjà eu au moins un enfant.
En effet, peu de jeunes sont suffisamment préparé.e.s pour gérer leur future vie d’adulte et leur santé y compris sexuelle, ce qui les rend plus vulnérables aux abus, à l’exploitation, à des grossesses non désirées, aux infections sexuellement transmissibles…
Le Mali dispose d’une loi générale (Loi N°06/028 du 29 juin 2006) définissant les règles relatives à la prévention, la prise en charge et le contrôle du VIH / SIDA. L’article 17 de la loi indique que les personnes mineures doivent avoir le consentement écrit de leurs parents ou tuteurs pour effectuer un test de dépistage au VIH. Cette mention limite l’accès des adolescent·e·s à la connaissance de leurs statuts sérologiques.
D’où la mise en œuvre du projet « ma santé mon Droit » qui vise à mobiliser et outiller les adolescents et jeunes (particulièrement les « Sans-Voix ») et leurs alliés dans un dialogue constructif avec les décideurs nationaux, locauxet les leaders d’opinion afin d’améliorer l’environnement politique et social en matière de DSSR/AJ.
Dans le cadre de la mise en œuvre de son projet « Ma Santé, Mon Droit » par le consortium AJCAD, RENAJEM, ROAJELF avec l’appui financier d’Equipop qui a pour objectif de contribuer à améliorer le cadre normatif, sanitaire et social en faveur des droits et santé sexuels et reproductif des AJ (DSSRAJ) en sensibilisant et mobilisant la population, les élus locaux et les leaders d’opinion afin d’inciter les décideurs politiques à mieux respecter leurs engagements et à prendre les mesures adéquates. Le projet se décline en trois axes stratégiques :

  1. Mobiliser et renforcer les capacités des Sans-Voix pour la mobilisation sociale et politique en faveur des DSSR/AJ
  2. Mobiliser et renforcer les capacités des Allié.e.s (principalement les communicateurs.trice.s traditionnel.elle.s et modernes) pour la mobilisation sociale et politique en faveur des DSSR/AJ
    1. Mener une campagne de mobilisation sociale et d’interpellation politique des décideur.euse.s nationaux via les Sans-Voix et les allié.e.s (principalement les communicateur.trice.s traditionnel.elle.s) pour la mise en œuvre effective des engagements et textes en faveur des DSSR/AJ, principalement l’accès à une information et des services de qualité et l’inclusion des Sans-Voix dans les processus de prise de décision.
      Il vise à renforcer les connaissances (DSSR) et capacités (leadership, utilisation des réseaux sociaux etc.) de ces AJ les plus marginalisé.e.s afin de les mettre en avant pour faire entendre leurs voix, témoigner de leur situation, exprimer leurs besoins et contraintes spécifiques et participer au plaidoyer pour l’accès aux DSSR de tou·te·s les adolescent·e·s et jeunes.
      Ainsi pour mettre en œuvre les activités, le projet a mis en place un pool regroupant les adolescents et jeunes vulnérables et marginalisés et les alliés (blogueur, journaliste, griot et les religieux) qui seront mis en avant des actions de plaidoyer, en tant que porte-parole des AJ malien.ne.s tout au long du projet. Pour une meilleure atteinte des résultats
      Ainsi pour mettre en œuvre les activités, le projet a mis en place un pool regroupant les adolescents et jeunes vulnérables et marginalisés qui seront impliqués tout au long du projet. Pour une meilleure atteinte des résultats du projet le Grand Dialogue sera réalisé entre les ados-jeunes et les décideurs pour faire un plaidoyer sur leurs droits en santé sexuelle et reproductive.
      Les présents termes de référence détaillent les objectifs, résultats attendus et la méthodologie de ce grand dialogue.

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