1 mars 2024

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Situation sociopolitique / Pulchérie Gbalet dénonce la mal gouvernance du régime

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La présidente de l’Alternative citoyenne ivoirienne (ACI) Pulchérie Gbalet était face à la presse le samedi 3 février 2024.

Cette rencontre avec les journalistes a été l’occasion pour la présidente de l’ACI de jeter un regard critique sur la situation sociopolitique de la Côte d’Ivoire et surtout la gouvernance actuelle du régime Ouattara.

« 2024 étant une année préélectorale, elle aura une grande influence sur 2025.

En d’autres termes, ce que nous ferons de 2024, déterminera 2025. Il est donc impératif de le réaliser, et de faire chacun sa part pour qu’elle soit un succès.

Mais nous ne saurions faire nos propositions pour 2024 sans partager avec vous le bilan que nous faisons de 2023 », a-t-elle planté le décors, avant de dresser le bilan 2023 de la vie sociopolitique du pays : « 2023 a été marquée par plusieurs évènements et faits parmi lesquels les élections municipales et régionales de septembre 2023 qui ont permis de constater les failles de notre système électoral et d’accentuer nos inquiétudes pour 2025. La Côte d’Ivoire a secoué par le scandale de la publication du rapport 2022 de la Cour des comptes qui devrait être suivi de sanctions, mais nous sommes bien au pays de l’impunité.

Nous avons également eu droit au traditionnel discours à la nation du 31 décembre, qui a fait étalage de l’autosatisfaction dans laquelle baigne le Président de la République, alors que le peuple souffre énormément de ses nombreuses décisions impopulaires.

Au plan socioéconomique fameux programme triennal du PJGOUV qui a suscité autant d’espoir que de désespoir au sein de la jeunesse ivoirienne : Ce programme de 1118 milliards dont 361 milliards de francs CFA pour 2023, annoncé en grande pompe, a été géré avec une incroyable opacité.

Annoncé au grand public le 25 avril 2023 par le Président de la République, à la fin du même mois d’avril il avait déjà un bilan et jusqu’aujourd’hui le commun des jeunes ne sait pas comment y accéder. Les migrations massives des jeunes, avec un fort taux d’ivoiriens, témoignent du malaise de la jeunesse qui est confrontée au chômage, à la corruption dans les concours, à l’absence de financement, à la concurrence déloyale dans l’attribution des marchés. La cherté de la vie accrue par les augmentations du carburant, de l’électricité etc ; Les détournements massifs de deniers publics, la corruption généralisée et les rackets ; la mévente généralisée des produits agricoles et l’insuffisance d’entretien des pistes rurales qui accroissent le niveau de pauvreté en milieu rural ».

Poursuivant, Pulchérie Gbalet n’a pas manqué de critiquer la situation des droits humains. « La surpopulation carcérale et la malnutrition sont de gros problèmes qui font des morts chaque semaine car en plus les infirmeries sont débordées et sous-équipées. Des milliers de détenus sont en détention préventive abusive, contrairement aux dispositions des articles 166 et 167 du code de procédure pénal.

Quelques exemples : Bleu Axel Boris et Guei Laeticia, incarcérés depuis 10 ans sans jugement, Anghui Fernand et Ouattara Laeticia depuis 6 ans sans jugement ; les arrestations arbitraires ont également marqué cette année avec celle des militants du PPA-CI et de GPS, notamment des militants qui ont simplement accompagné leur secrétaire général sans perturber l’ordre public, Franck Assi qui a été piégé, enlevé et incarcéré, et des militants de GPS arrêtés à Odienné ; les transferts illicites de prisonniers dans des camps » , a dénoncé la présidente de l’ACI non sans avoir fait le bilan des activités de ACI.

Pour 2024, l’ACI entend mener plusieurs activités.
« Nous pensons que les priorités suivantes s’imposent avant la fin de l’année 2024 pour préparer efficacement 2025.

Au plan politique, nous allons organiser un dialogue politique inclusif pour définir les conditions d’une réconciliation effective et garantir des élections justes et transparentes en 2025.

Ce dialogue politique devra impliquer toutes les organisations significatives et partir du bilan des cinq (5) premiers dialogues politiques. Il s’agit de décider de l’avenir du pays, donc les réflexions devraient se mener sans exclusion.

Il faut libérer les prisonniers politiques et créer les conditions de la réconciliation nationale ; permettre le retour sécurisé de Soro Guillaume un acteur majeur pour la réconciliation ; dissoudre la Commission Electorale actuelle pour une nouvelle commission réellement impartiale sans les politiques en son sein ; supprimer les institutions budgétivores et réduire le nombre des membres du gouvernement etc. »

A.K


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