Nouvelle tension politique à Abidjan. Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) accuse le pouvoir RHDP d’avoir orchestré, dans la nuit du 2 au 3 août, l’enlèvement de plusieurs de ses cadres et militants à Yopougon.
Lors d’un point de presse, le président exécutif du parti, le professeur Sébastien Dano Djédjé, a révélé que Pascale Zaholy, députée suppléante de Yopougon, Kado Gnegbré, Josué Kouamé, Kouassi Brou, Éric Kogo, Fofana Souleymane et Zoh Inza ont été « emmenés vers des lieux inconnus » par des hommes intervenus de nuit.
Ces arrestations interviennent dans un climat déjà tendu, après les violences du 1er août à Yopougon qui ont vu un bus de la SOTRA incendié et un véhicule de la police attaqué par des individus cagoulés armés de machettes, gourdins, armes à feu et cocktails incendiaires.
Tout en condamnant ces incidents, le PPA-CI affirme que la réaction des autorités est une « vague de répression illégale » ciblant son camp. « Nous dénonçons avec la plus grande fermeté ces pratiques anticonstitutionnelles (…) qui confirment que le régime RHDP persiste dans ses méthodes d’intimidation et de répression politique », a lancé Dano Djédjé.
Le parti d’opposition prévient : si le pouvoir a des preuves, il doit « convoquer dans le respect de la loi » et non « enlever dans l’ombre de la nuit ». Il agite également la menace de saisir les ONG de défense des droits de l’Homme et, si nécessaire, la Cour pénale internationale.
À deux mois de la présidentielle, le PPA-CI voit dans cette affaire une « manœuvre pour intimider » et appelle ses militants à rester « mobilisés, pacifiques et disciplinés », assurant que « la force du droit s’opposera aux dérives de la force ».
Sévérin Konan
Ovajabmedia.com

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