Affaire Akouédo-Palmeraie-Effrata-Extension / Les victimes adressent un courrier au président Ouattara

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Alors que l’on croyait l’affaire ‘’Akouedo-Palmeraie-Effrata-Extension’’ définitivement close, suite à la condamnation par la justice ivoirienne de Kouakou Yao Antoine pour faux et usage de faux dans ce conflit qui l’oppose à la communauté villageoise, en l’occurrence la jeunesse d’Akouédo village et les acquéreurs-résidents, celle-ci est portée devant la Cour de Cassation.

Cette situation a poussé la Jeunesse d’Akouédo village et les acquéreurs résidents à monter au créneau et interpeller le chef de l’Etat. Le samedi 2 août 2025, ceux-ci ont animé une conférence de presse sur le site de la parcelle litigieuse au cours de laquelle, ils ont révélé avoir saisi le chef de l’État pour porter à sa connaissance l’affaire.

Guy Gnango, le porte-parole de la Génération Blessoué Dogba d’Akouédo village, n’a pas caché sa colère : « Nous avons trop souffert pour ce site que Kouakou Yao Antoine veut coûte que coûte arracher. Nous avons des frères et sœurs qui ont perdu la vie pour ce site. Nous ne comprenons pas les agissements de Kouakou Antoine, d’autant plus qu’il a été condamné pour faux et usage de faux dans cette affaire aussi bien en Première Instance et en Appel. Aujourd’hui, il a porté l’affaire devant la cour de cassation. Nous sommes inquiets parce qu’il pourrait profiter d’une autre décision pour poursuivre sa forfaiture. C’est pourquoi nous avons écrit au président de la République pour l’interpeller sur les agissements de certains magistrats qui cautionnent les agissements de Kouakou Antoine par leurs décisions », a déclaré.

Quant au président de la jeunesse d’Akouédo village, Koutouan Dominique, il a soutenu la seule et unique personne qui doit agir au nom et pour le compte de la communauté villageoise et les acquéreurs résidents, est Mobio Louis, opérateur en charge du lotissement.
Pour sa part, Assandé Jean Baptiste, doyen de la catégorie Blessoué a été clair. «Nous voulons non seulement que le droit soit dit mais qu’il soit également respecté. Nous n’allons pas nous laisser faire. Que Kouakou Antoine et les gens qui le soutiennent dans sa forfaiture sachent que le président de la République a été saisi à travers un courrier dont nous avons la décharge ici », a-t-il martelé.

«Nous ne voulons pas que Kouakou Yao Antoine qui a déjà été débouté par la justice use de subterfuges juridiques pour s’octroyer des propriétés d’autrui », a fait savoir Bamba Gnan, vice-président des acquéreurs résidents.

Le contenu du courrier adressé au président de la République

«A Son Excellence Monsieur le Président de la République de Côte d’Ivoire, nous avons l’honneur de venir très respectueusement vous exposer nos préoccupations quant à la manière dont les juridictions de Cassation rendent les décisions avec précipitation dans la cause nous opposant à un prédateur du foncier du nom de Kouakou Antoine et Aguédé Marc, son allié et ex-chef du village d’Akouédo.

De par leurs malversations, ils ont causé beaucoup de tort aux villageois en s’appropriant frauduleusement une parcelle de terre que ces derniers ont donnée à l’entrepreneur-Géomètre en guise de rémunération pour le lotissement qu’il a effectué pour le compte de leur village », explique-t-on dans le courrier au chef de l’Etat avant de relever que, ces deux personnes ont été déclarées coupables de faux et usage de faux, par l’arrêt confirmatif n° 282/25 COR-1 DU 2 JUILLET 2025 de la Cour d’Appel d’Abidjan du fait des malversations et en vertu desquelles elles ont établi un guide frauduleux et vendu des lots.

La crainte des victimes est que, malgré toutes les pièces et documents produits par les susnommés pour démontrer la coalition de faux organisé par ces deux personnes contre leurs intérêts, les décisions rendues par la Cour de Cassation avant la date de juillet 2025, l’ont toujours été à leur profit.

Ils craignent donc que la Cour de Cassation fasse droit à Kouakou Yao Antoine en suspendant l’exécution de la décision de la cour d’appel. Toute chose dont profiterait Kouakou Antoine pour continuer de vendre des terrains en toute illégalité.

En définitive, les victimes demandent au chef de l’État d’avoir un regard sur les agissements de certains magistrats afin que le droit soit dit.

Dans un souci d’avoir leurs versions des faits, nous avons tenté de joindre les deux mis en cause. Mais ni Kouakou Antoine, ni Aguédé Marc n’étaient joignables. Toutefois, nous restons disponibles afin qu’ils donnent leur part de vérité.

Gbopo Gnabry

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