La République démocratique du Congo (RDC) a enregistré ces dernières années des performances historiques dans son secteur minier, avec une production dépassant 3,1 millions de tonnes de cuivre et près de 220 000 tonnes de cobalt, confirmant son rang de géant africain des minerais stratégiques.
Ces chiffres ont été présentés lors de la 87e réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 24 avril, selon le compte rendu lu à la télévision nationale, où le gouvernement a salué la dynamique soutenue d’un secteur considéré comme essentiel pour l’économie nationale.
Les autorités attribuent ces résultats à plusieurs réformes engagées pour mieux structurer et encadrer l’exploitation minière, notamment à travers un renforcement progressif de la gouvernance et des mécanismes de contrôle.
Selon le gouvernement, ces performances sont le fruit « d’initiatives visant à mieux structurer et encadrer l’exploitation minière », permettant une amélioration progressive de la gestion du secteur et un renforcement des capacités de production et d’exportation.
La progression se poursuit avec une production de cuivre qui a franchi la barre des 3,4 millions de tonnes en 2024 et 2025, illustrant davantage le rôle central de la RDC sur le marché mondial des minerais.
Le pays demeure en effet l’un des principaux producteurs mondiaux de cobalt, un minerai stratégique devenu indispensable pour la fabrication des batteries électriques, la transition énergétique et plusieurs technologies de pointe.
Malgré ces performances impressionnantes, les autorités congolaises reconnaissent toutefois une faiblesse persistante dans la captation des revenus générés par cette richesse minérale.
« Les retombées financières pour l’État demeurent limitées », souligne le gouvernement, évoquant des insuffisances dans la chaîne allant de l’exportation jusqu’à l’encaissement effectif des recettes publiques.
Cette situation prive encore l’économie nationale d’importantes ressources qui pourraient contribuer au financement des infrastructures, des services sociaux et du développement industriel.
Le principal défi pour Kinshasa reste donc de transformer cette puissance minière en véritable levier de croissance inclusive, afin que les richesses du sous-sol profitent davantage à l’État et aux populations.
Séverin Konan
Ovajabmedia.com

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