Côte d’Ivoire : le camp Ahoua Don-Mello dénonce un “scandale de gouvernance” autour d’un véhicule de luxe offert à Adjamé

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La Direction de la communication du Dr Ahoua Don-Mello est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle qualifie de “dérive grave” dans la gestion des affaires publiques, après la diffusion d’informations relatives à l’offre d’un véhicule de luxe de type BMW X7 par le maire d’Adjamé, Soumahoro Farikou, à Touré Ahmed Bouah.

Dans un communiqué publié à Abidjan, la structure proche de l’ancien ministre exprime “sa profonde indignation et sa consternation” face à une affaire qui, selon elle, soulève des interrogations sur “les règles élémentaires de bonne gouvernance et de moralité publique”.

Le document estime que cet acte intervient dans un contexte économique difficile pour de nombreuses populations ivoiriennes, particulièrement dans la commune populaire d’Adjamé.

“À une heure où les populations ivoiriennes font face à des défis économiques majeurs, de tels actes constituent une insulte à nos concitoyens, dont la majorité vit dans la précarité, surtout ceux de la commune d’Adjamé”, souligne le communiqué.

La Direction de la communication du Dr Ahoua Don-Mello rappelle également que “la valeur marchande de ce véhicule à Abidjan est estimée entre 107 500 000 FCFA et plus de 111 800 000 FCFA”.

Au-delà du coût du véhicule, les auteurs du communiqué disent s’interroger sur les motivations réelles de cette donation.

“Quel service extraordinaire un individu privé a-t-il pu rendre à la commune pour justifier une telle gratification ?”, s’interroge le texte, évoquant la nécessité de faire toute la lumière sur cette affaire.

Le communiqué estime par ailleurs que “la transparence exige” que les raisons de cette offrande soient révélées aux administrés, faute de quoi “le peuple est en droit de supposer que nous sommes face à un renvoi d’ascenseur occulte ou à une opération de captation de ressources publiques au profit d’intérêts privés”.

La Direction de la communication du Dr Ahoua Don-Mello affirme également “condamner avec la dernière énergie ce mode de gouvernance qui privilégie le clientélisme au détriment de l’intérêt général”.

Elle appelle enfin la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) à “se saisir immédiatement de ce dossier afin de faire toute la lumière sur l’origine des fonds ayant servi à une telle acquisition”.

Pour les signataires du communiqué, “la gestion des collectivités locales exige une éthique irréprochable et une reddition de comptes stricte”, estimant que “le temps de l’impunité et du gaspillage doit prendre fin”.

Séverin Konan

Ovajabmedia.com

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