Après plus de quarante-huit heures d’audition à la préfecture de police d’Abidjan, la vice-présidente du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Marie Odette Lorougnon, a été transférée ce mercredi matin à Angré, dans la commune de Cocody, précisément à la 7e tranche.
Selon une source proche de l’honorable, ce transfert intervient dans un climat marqué par la montée des tensions à l’approche de l’élection présidentielle prévue dans un mois. « Mme Lorougnon a quitté la préfecture de police tôt ce matin pour Angré. Son sort reste encore incertain », a confié notre interlocuteur.
Ce nouvel épisode survient alors que plusieurs militants et cadres de l’opposition dénoncent depuis quelques semaines des arrestations jugées arbitraires et des enlèvements présumés visant leurs rangs. Le cas de Mme Lorougnon, figure historique de la lutte démocratique et proche collaboratrice de l’ancien président Laurent Gbagbo, illustre les crispations politiques actuelles.
À moins d’un mois du scrutin, cette situation alimente les inquiétudes quant au climat électoral. Les formations de l’opposition redoutent un rétrécissement de l’espace démocratique, tandis que la société civile appelle les autorités à garantir la liberté d’expression, la sécurité des acteurs politiques et le respect des droits fondamentaux.
Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite par la police ni par le parquet sur les raisons de la détention et du transfert de la vice-présidente du PPA-CI. L’opinion publique demeure en attente d’éclaircissements, dans un contexte où chaque incident est scruté à l’aune des enjeux de la présidentielle.
Séverin Konan
Ovajabmedia.com

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