Les autorités burkinabè ont mis en échec, vendredi dernier à Djikologo (sud-ouest du pays), une tentative de trafic illicite de 35 tonnes d’amandes de karité destinées à être exportées frauduleusement vers le Ghana. Une opération saluée comme un acte fort de protection des ressources naturelles nationales.
Le chargement, en provenance de Houdé, avait été dissimulé de manière à échapper aux contrôles. Mais les services de sécurité, agissant sur renseignement, ont réussi à intercepter le convoi avant son passage de la frontière.
Une ressource stratégique sous surveillance
Le karité, produit emblématique du Burkina Faso, joue un rôle clé dans l’économie locale et l’autonomisation des femmes, notamment dans les zones rurales. Le pays figure parmi les plus grands producteurs mondiaux de cette amande aux multiples usages dans l’industrie cosmétique, alimentaire et pharmaceutique.
« Ce coup de filet est une victoire contre l’hémorragie silencieuse de nos richesses vers l’extérieur », a commenté un agent des douanes sous couvert d’anonymat.
Une mobilisation accrue
Cette saisie vient renforcer la volonté des autorités locales et douanières de lutter contre les exportations illégales de produits agricoles stratégiques, dans un contexte de pression croissante sur les ressources naturelles.
Le gouvernorat de la région du Sud-Ouest a, de son côté, salué l’intervention et rappelé la nécessité d’un cadre légal renforcé pour dissuader les filières parallèles.
L’affaire, désormais entre les mains de la justice, pourrait faire jurisprudence. Les auteurs présumés de cette tentative de trafic risquent des sanctions pénales et financières conformément au Code des douanes burkinabè.
Séverin Konan
Ovajabmedia.com

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