Côte d’Ivoire : une sortie critique de Jean François Kouassi sur la gouvernance suscite des réactions

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Une publication virulente de Jean François Kouassi à l’endroit du président ivoirien, Alassane Ouattara, alimente depuis le dimanche 22 mars un vif débat sur les réseaux sociaux, notamment autour des questions de gouvernance et des conditions de vie des populations.

Dans son message, l’auteur dénonce notamment les difficultés quotidiennes auxquelles seraient confrontés certains habitants, en particulier dans la commune d’Abobo. « Nous venons de passer une énième nuit dans le noir et les moustiques ici à Abobo pendant ce temps notre cher Président est en train de voyager à l’autre bout du monde aux frais du contribuable ivoirien en nous abandonnant à notre sort », a-t-il déclaré.

Poursuivant dans un ton critique, Jean François Kouassi interpelle directement le chef de l’État sur ses priorités. « Cher prédécesseur, c’est en Côte-d’Ivoire ici qu’on vous a élu Président et non en France. Si gouverner les Ivoiriens ne vous intéresse plus je vous invite à démissionner », a-t-il écrit, estimant que la gestion actuelle ne répondrait pas suffisamment aux attentes des populations.

L’auteur évoque également un contexte socio-économique difficile, marqué selon lui par « la cherté de la vie », « les paysans désemparés à cause du cacao impayé » ainsi que « les coupures d’électricité et d’eau courante récurrentes ». Il juge « injuste et cynique » le train de vie des autorités, pointant du doigt « les voyages fastueux et innombrables ».

Dans la suite de son propos, il appelle à plus de transparence sur les dépenses publiques. « Il va falloir nous expliquer ce que ces nombreux voyages nous rapportent et coûtent au contribuable ivoirien à la fin », a-t-il insisté, tout en rappelant que « 37% de la population ne mangent pas dans ce pays ».

Cette prise de position, conclue par « Je ne suis pas d’accord ! », a rapidement suscité de nombreuses réactions sur les plateformes numériques. Si certains internautes saluent une interpellation jugée courageuse, d’autres estiment en revanche que les propos tiennent d’une critique excessive, relançant ainsi le débat sur la liberté d’expression et la responsabilité citoyenne en Côte d’Ivoire.

Séverin Konan

Ovajabmedia.com

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