La localité de Domangbeu, située à environ 30 km de Zoukougbeu, a été le théâtre d’un drame tragique dans la nuit du 16 au 17 mars 2026, marqué par la mort d’un jeune homme accusé de vol et des affrontements entre populations.
D’après des informations recueillies sur place, la victime aurait été violemment prise à partie par un individu d’origine sénoufo vivant dans ce village gnamboua. Battu à sang, le jeune homme a ensuite été conduit à la gendarmerie locale, où il a finalement succombé.
Ce décès a provoqué une vive réaction au sein des communautés, notamment entre Malinkés et Gnamboua. Des échauffourées ont éclaté, ponctuées de jets de pierres et de courses-poursuites à travers le village, traduisant un climat de forte tension.
Une habitante, Mme R. K, a relaté les difficultés rencontrées au petit matin. « Ce matin, je devrais rejoindre mon époux, mais malheureusement je n’ai pas pu. Lorsque je suis sortie avec mon bébé, j’ai constaté que les voies étaient toutes barrées par des jeunes », a-t-elle expliqué. « J’ai vu un groupe de jeunes s’en prendre au poste de gendarmerie du village, parce que, disent-ils, les forces de l’ordre ont laissé mourir leur frère du village », a-t-elle poursuivi.
Face à cette situation, certains habitants dénoncent une atteinte grave aux principes de justice. « Dans un État de droit, toute personne accusée doit être présentée devant la justice, jugée équitablement, et non livrée à la violence populaire ou à des traitements inhumains », a déclaré un fils du village. Il estime que « ce drame soulève de graves questions sur le respect des droits humains, la responsabilité des auteurs de ces actes, mais aussi sur les conditions dans lesquelles ce jeune a été pris en charge par les forces de l’ordre ».
Dans la foulée, il a appelé à une réaction ferme des autorités : « Nous appelons les autorités compétentes à faire toute la lumière sur cette affaire, à situer clairement les responsabilités et à garantir que justice soit rendue. Il est urgent de rappeler que nul n’est au-dessus des lois et que la dignité humaine doit être protégée en toutes circonstances. Trop, c’est trop. Le silence et l’inaction ne doivent plus être une option ».
Alors que les esprits restent encore surchauffés, plusieurs observateurs appellent à l’apaisement et à l’ouverture rapide d’une enquête afin de prévenir toute aggravation de la situation dans cette localité déjà fragilisée.
Séverin Konan
Ovajabmedia.com

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