Le gouvernement ghanéen a mis fin aux négociations avec les États-Unis sur un accord bilatéral de santé d’un montant de 109 millions de dollars, invoquant des « divergences majeures » sur la protection des données personnelles de ses citoyens.
Le projet, qui portait sur la modernisation du système de surveillance épidémiologique et le renforcement des capacités sanitaires, prévoyait un financement américain en échange d’un accès élargi aux bases de données de santé publique ghanéennes.
« Accra rejette tout dispositif qui compromettrait la souveraineté numérique et la vie privée des Ghanéens », a indiqué une source gouvernementale de haut niveau, confirmant l’arrêt des discussions entamées depuis plusieurs mois.
Selon cette même source, les clauses proposées par Washington sur le partage, le stockage et l’exploitation des données biomédicales ont été jugées « incompatibles » avec la loi ghanéenne sur la protection des données de 2012 et les engagements du pays en matière de souveraineté.
Le montant de 109 millions de dollars devait financer des laboratoires, des plateformes numériques de santé et des programmes de formation. Le Ghana affirme toutefois rester « ouvert à toute coopération respectueuse de sa législation et de la confidentialité des données ».
Cette décision intervient dans un contexte africain marqué par une vigilance accrue sur la gouvernance des données. Plusieurs États du continent renforcent actuellement leurs cadres juridiques pour encadrer les partenariats technologiques étrangers.
Du côté américain, aucune réaction officielle n’avait été enregistrée samedi en fin de journée.
Le Ghana dit poursuivre sa stratégie de partenariat diversifié, privilégiant des accords qui garantissent le contrôle national sur les infrastructures critiques et les données sensibles.
Séverin Konan
Ovajabmedia.com

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