Alors que les frappes israéliennes s’intensifient dans la bande de Gaza, le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou se trouve sous le feu des critiques, y compris au sein de son propre camp militaire.
Dans la nuit du 14 avril, l’hôpital al-Ahli, dernier centre médical encore opérationnel dans le nord de Gaza, a été réduit en ruines par un raid de l’armée israélienne. L’armée affirme que la structure servait de centre de commandement au Hamas. Depuis le début de la guerre, 36 hôpitaux ont été touchés. Les frappes ont également visé une école et une maison dans la ville de Gaza, ainsi qu’un bâtiment municipal dans le sud de l’enclave. Selon l’ONU, plus de 400 000 personnes ont été déplacées en trois semaines, alors que Tsahal affirme contrôler désormais plus de 66 % du territoire.
Face à cette offensive, des voix discordantes émergent en Israël. D’anciens pilotes et militaires réservistes ont lancé une pétition rassemblant plus de 1 000 signatures pour dénoncer une guerre qu’ils jugent « dénuée de logique ». Parmi les critiques, Gonen Ben Itzhak, ancien agent du Shin Bet, affirme : « Le but est de faire de Gaza une colonie israélienne, et ça, c’est un crime de guerre. »
Malgré ces contestations, Benyamin Nétanyahou poursuit sa ligne dure, avec le soutien affiché de Donald Trump. Mais la pression monte, et même les rangs militaires commencent à se fissurer, illustrant un malaise croissant dans la stratégie israélienne.
Séverin Konan
Ovajabmedia.com

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