Le 3 septembre 2025, la place Tian’anmen à Pékin a été le théâtre d’une cérémonie grandiose marquant le 80ᵉ anniversaire de la victoire du peuple chinois dans la guerre de résistance contre l’agression japonaise et de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Soixante et un chefs d’État et de gouvernement, des représentants d’organisations internationales et de nombreuses personnalités étrangères y ont pris part. Placé sous le thème « Garder à l’esprit l’histoire, rendre hommage aux martyrs, chérir la paix et bâtir l’avenir », l’événement a combiné mémoire historique, hommage et message d’avenir.
Quarante-cinq formations ont défilé lors de cette commémoration, présentant exclusivement du matériel militaire chinois, en service actif, dont une large partie révélée pour la première fois. Cette démonstration a mis en relief à la fois l’héritage des unités héroïques de la guerre de résistance et les avancées de la modernisation de l’Armée populaire dans un contexte marqué par les défis sécuritaires contemporains.
Il y a huit décennies, après quatorze années d’un combat acharné et de lourds sacrifices, la Chine remportait une victoire déterminante qui mit fin à l’agression japonaise et contribua au triomphe de la guerre mondiale antifasciste. Ce succès constitua un tournant décisif pour la nation chinoise, marquant sa sortie d’une profonde crise pour entrer dans un mouvement de renouveau. Mais cette victoire a également inspiré nombre de pays encore sous domination coloniale à poursuivre leur lutte pour l’indépendance et la libération.
Aujourd’hui, la Chine a tenu à rappeler que ce défilé militaire n’était pas un signe de militarisme, mais un témoignage de sa volonté de poursuivre la voie du développement pacifique, de défendre sa souveraineté et son intégrité territoriale et de préserver la sécurité mondiale. Pékin a souligné qu’au cours de son histoire moderne, jamais la Chine n’a déclenché de guerre, occupé un territoire étranger ou mené de conflits par procuration. Elle reste la seule grande puissance à avoir gravé le développement pacifique dans sa Constitution et figure parmi les plus grands contributeurs de casques bleus aux Nations unies.
Dans un monde encore traversé par l’hégémonisme, la mentalité de guerre froide et le protectionnisme, la Chine dit vouloir se placer du côté de l’histoire et du progrès. Le président Xi Jinping a proposé plusieurs initiatives internationales — pour le développement, la sécurité, la civilisation et la gouvernance mondiale — afin d’offrir une alternative aux divisions, de renforcer la coopération et d’apporter une « sagesse chinoise » aux grands défis planétaires.
En réaffirmant sa volonté de bâtir une communauté de destin partagé pour l’humanité, la Chine a assuré qu’elle défendrait inlassablement les acquis de la Seconde Guerre mondiale, l’ordre international fondé sur le droit et le rôle central des Nations unies. Elle s’est dite prête à travailler de concert avec tous les pays, y compris la Côte d’Ivoire, pour faire progresser la paix, la stabilité et le développement communs dans le monde.
Richmond Diengbeu

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