Une vingtaine de bénévoles de l’ONG Overcome ont pris part, cette semaine à Abidjan, à une formation axée sur la santé sexuelle et reproductive, ainsi que sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). L’objectif ? Mieux armer ces jeunes engagés à accompagner les victimes et sensibiliser les communautés.
Cette initiative a été conduite en collaboration avec le programme Voix Essentielles. Elle a permis d’aborder deux thèmes majeurs : la sexualité responsable chez les jeunes et la prise en charge des personnes victimes de violences, notamment les femmes et les filles.
« Nous sommes là pour donner plus d’outils à nos bénévoles afin qu’ils soient efficaces sur le terrain », a expliqué Mme Elleingand, vice-présidente de l’ONG Overcome. Selon elle, ces formations permettent aux participants d’être mieux préparés pour intervenir dans les écoles, villages ou quartiers, là où les cas de violences ou de grossesses précoces sont souvent ignorés ou mal traités.
Le Dr Odjé Claude Evaristes, du Programme national de santé scolaire, a alerté sur la gravité de la situation : « Nous avons eu près de 4000 cas de grossesse cette année. Cela veut dire que les jeunes ont des rapports sexuels. Il faut donc leur donner les bons conseils, pas se voiler la face.
Quant à Me Carelle Goli, juriste spécialiste des droits humains, elle a parlé des différentes formes de violences : sexuelles, physiques, émotionnelles, et même celles liées aux traditions comme les mutilations génitales féminines. Elle a aussi insisté sur le rôle des structures d’aide : « Il faut rendre l’information accessible, former les intervenants et comprendre que les victimes peuvent être n’importe qui.
Silva Grâce Ursula, l’une des participantes, est ressortie touchée par cette journée. « En Afrique, on parle peu de sexualité. C’est souvent tabou. Mais cette formation m’a ouvert les yeux. Ce qu’on apprend ici, on ira le transmettre à d’autres.
À la fin de la session, chaque participant a reçu une attestation. L’ONG Overcome prévoit d’autres formations et des activités de sensibilisation dans les semaines à venir, notamment dans les zones rurales.
Une manière pour cette organisation citoyenne d’apporter des réponses concrètes à des problèmes réels, dans un pays où les violences faites aux femmes restent encore trop fréquentes, souvent dans le silence.
Séverin Konan
Ovajabmedia.com

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