4è candidature d’Alassane Ouattara / La plateforme FEC-CI -CI l’appelle à y renoncer

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Le 29 Juillet 2025, Alassane Ouattara, le Chef de l’Etat sortant a annoncé son intention de se présenter sa 4e candidature à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire.

Depuis cette annonce, de plus en plus de voix s’élèvent pour s’opposer à cette 4e candidature. La Plateforme pour l’Engagement Citoyen de Côte d’Ivoire (PEC-CI), composée de 37 Organisations, Associations, ONG et Mouvements de la Société Civile Ivoirienne fait partie des entités qui s’opposent à cette 4e candidature du président du RHDP.

Dans une déclaration en date du vendredi 22 août 2025, cette plateforme a appelé Alassane Ouattara à renoncer à cette candidature qu’elle juge de trop. «La PEC-CI en appelle encore une fois de plus au sens élevé et à la sagesse du Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara, à renoncer à cette idée de candidature de 4ème mandat, qui ouvre déjà une crise pré-électorale, met en péril la Cohésion Nationale, la Stabilité du pays.

Aussi, vous prie d’accepter d’organiser sans délai un DIALOGUE inclusif pour trouver des compromis et un consensus au blocage politique que traverse la CI ».

La PEC-CI a justifié sa position : «La PEC-CI voudrait faire observer à l’opinion Nationale et Internationale, que le candidat déclaré pour un 4ème mandat M. Alassane Ouattara, avait pris l’engagement ferme devant toute la Nation ivoirienne et devant nos ancêtres en 2020 de céder la place à la Nouvelle Génération et de ne pas briguer un 3ème mandat. La suite, tous les ivoiriens la connaissent avec plus de 80 morts et des dégâts importants de matériels. Ensuite, le même Chef de l’Etat, Monsieur Alassane Ouattara, avait annoncé officiellement au cours d’une interview avec un journaliste de RFI, M. BOUABOUVIER de ne pas être candidat au cours des présidentielles de 2025.
Et pour terminer, la Constitution du 08 novembre 2016 dit clairement que la législation actuellement en vigueur en Côte d’Ivoire (c’est-à-dire celle avant 2016) reste applicable.

Il était même mentionné sur le SLOGAN qui a permis de faire la campagne pour l’adoption de cette nouvelle Constitution de 2016 les éléments suivants : Le Président Ouattara peut-il être candidat à la Présidentielle de 2020 ? Et le SLOGAN répond : l’adoption de la nouvelle Constitution n’entrainera pas de rupture avec l’ancienne Constitution qui limite le nombre de mandat présidentiel à deux.

Alors, nous ne comprenons pas cette histoire de 3ème République qui permet au Chef de l’Etat sortant, Monsieur Alassane Ouattara de faire un 4ème mandat que nous estimons illégal, illégitime et anticonstitutionnel, que son Parti le RHDP, veut imposer par tous les moyens au peuple souverain de Côte d’Ivoire. La PEC-CI fait observer, que dans une bonne démocratie, deux mandats suffisent au Président élu pour apporter toutes les réformes nécessaires pour son pays, et ne pas s’accrocher au pouvoir pour violer constamment la Constitution dont il est le Garant ».

Pour cette plateforme, tous les arguments avancés par Alassane Ouattara pour justifier cette candidature à savoir : ’’ les sécuritaires, économiques et monétaires sans précédent, ne sauraient être une raison solide et valable pour prétexter violer la Constitution ivoirienne et mettre en péril tous les fondements de notre jeune démocratie’’.

Selon la PEC-CI, cette volonté du chef de l’État de vouloir briguer un 4ème mandat, pourrait entrainer une crise sans précédent avec des conséquences incalculables sur la stabilité de la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi la plateforme lance cet appel à Alassane Ouattara : « La PEC-CI suggère au Président de la République, s’il estime que ce sont les populations ivoiriennes qui le réclament pour ce 4ème mandat comme il le dit, qu’il accepte d’ouvrir le jeu démocratique, en permettant à tous les candidats de poids de l’opposition ivoirienne qui ont été injustement radiés de la liste électorale de compétir, pour permettre au peuple souverain de Côte d’Ivoire de choisir librement leur futur Président de la République ».

Au regard de cette situation, la PEC-CI n’a pas manqué d’interpeller la Communauté Internationale (ONU, UE et la France).

AK

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