L’escalade gagne encore un cran. Le Commandement militaire central iranien Khatam Al-Anbiya a réagi ce vendredi aux bombardements israéliens dans le sud du Liban et sur la banlieue sud de Beyrouth, en agitant la menace de frappes directes sur les territoires occupés.
Dans un communiqué, l’état-major iranien accuse le régime sioniste d’avoir « franchi toutes les lignes rouges en intensifiant ses attaques dans le sud du Liban et en ciblant la banlieue sud de Beyrouth (Dahieh) ».
Téhéran rappelle avoir « préalablement prévenu que toute extension des crimes commis dans la banlieue sud de Beyrouth entraînerait des frappes de notre part contre des cibles situées dans les territoires occupés ».
Le Commandement militaire central exige que « l’armée sioniste cesse immédiatement ses agressions contre le sud du Liban et la banlieue sud de Beyrouth ». Il avertit qu’en cas d’intensification des raids ou de riposte israélienne aux actions de l’Iran, le régime « s’exposera à des frappes encore plus foudroyantes et implacables. Des attaques dévastatrices seront alors lancées contre le régime et ses soutiens ».
Ce communiqué durcit le ton de l’Iran après plusieurs semaines de frappes croisées entre Israël et le Hezbollah libanais. En visant directement Dahieh, fief du Hezbollah à Beyrouth, Israël a touché un point sensible pour Téhéran, principal soutien du mouvement chiite.
Avec cette mise en garde, Khatam Al-Anbiya place la région au bord d’une nouvelle phase de confrontation directe Iran-Israël. L’ultimatum est posé : tout nouvel élargissement du conflit à la banlieue sud de Beyrouth pourrait déclencher la réponse que l’Iran promet depuis le début des hostilités. La désescalade apparaît désormais suspendue à la décision de Tel-Aviv.
Séverin Konan
Ovajabmedia.com

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