Après plusieurs mois de rumeurs, Yvidero a levé le voile. Dans l’émission « THE CODE » , l’animatrice star a expliqué les raisons de son départ brutal de NCI en 2024, mettant fin à 3 saisons de succès pour le « Yvidero Show » .
Loin d’un caprice, la rupture s’est jouée dans les coulisses. « Il fallait que je passe à une autre étape de ma vie… Aujourd’hui, je ne parle plus au DG », confie-t-elle d’emblée.
Malgré la cassure, l’animatrice reste lucide sur son passage à la chaîne : « Ça a été une belle période avec cette chaîne. Ce que je peux dire avant tout, c’est merci. Cette chaîne m’a beaucoup apporté, tout comme je lui ai apporté également ».
Elle insiste sur son implication totale : « Je vivais cette émission, je pensais cette émission, j’étais totalement investie. Je peux donc dire que cette chaîne m’a énormément apporté et j’en garde beaucoup de gratitude ».
Yvidero décrit un sentiment de dépossession progressif. « À un certain moment, j’ai eu l’impression de ne plus être associée à ma propre émission… Certaines décisions étaient prises sans moi ». Elle interpelle alors le DG, qu’elle considérait comme « un père professionnel ».
Mais l’échange tourne court. Après l’annonce soudaine de la démission d’une chroniqueuse qu’elle avait elle-même cooptée, le DG lui écrit : « Figure-toi que c’est grâce à telle et telle personne que cette émission fonctionne ». Réponse de l’animatrice : « Très bien. Si c’est grâce à ces personnes que l’émission fonctionne, alors je leur laisse l’émission et moi, je pars ».
Après un bref retour à la demande du DG, l’atmosphère se dégrade : « La personne que j’avais fait entrer dans la chaîne était devenue, en moins de 48 heures, mon pire ennemi… En seulement trois jours, j’ai compris que l’atmosphère était devenue délétère ».
Avec ce témoignage, Yvidero tourne une page douloureuse mais assumée. « J’ai eu mal lorsque j’ai remis ma lettre de démission, parce que cette émission, je l’ai conçue et elle porte mon nom. Mais en même temps, je me suis dit qu’il fallait penser à ma santé, notamment mentale, et que je devais retrouver ma liberté ». Un départ qui pose la question de la place des créateurs dans les chaînes privées ivoiriennes, entre gratitude et limites.
Séverin Konan
Ovajabmedia.com

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