Démolitions illégales de Koumassi Campement: Le mouvement « Force aux Peuples » dénonce une faillite institutionnelle

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Les récentes démolitions et déguerpissements survenus à Koumassi Campement continuent de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile ivoirienne.

Dans une déclaration officielle signée par son Président Exécutif, Irié Pierre François, le mouvement politique ’’Force aux Peuples’’ a exprimé sa vive préoccupation face à ce drame humanitaire et pointé du doigt les failles structurelles de la gouvernance urbaine en Côte d’Ivoire.

Un drame social au-delà du simple litige privé

Pour ’’Force aux Peuples’’, l’onde de choc provoquée par les événements de Koumassi Campement ne peut se résumer à une simple affaire judiciaire ou à un conflit ordinaire entre un propriétaire et des occupants. Le mouvement exprime avant tout sa solidarité entière envers les nombreuses familles impactées, qui ont vu disparaître en l’espace de quelques heures leurs habitations, leurs biens matériels et leurs précieux outils de subsistance.

L’organisation souligne le paradoxe d’une situation qui s’est installée dans le temps : «Voilà des décennies que des familles s’étaient établies dans cette zone, y construisant leur vie, scolarisant leurs enfants et développant un tissu économique local, le tout au vu et au su des autorités. Une stabilité de fait qui interroge directement la responsabilité des pouvoirs publics sur l’absence de régulation en amont, ayant conduit à cette crise sociale d’une telle ampleur ».

Loin de se positionner en arbitre des polémiques ambiantes, le président exécutif Irié Pierre François met l’État et ses démembrements face à leurs devoirs.

Selon lui, la puissance publique ne saurait jouer les observateurs passifs dans un conflit foncier d’une telle longévité.
«Si des droits de propriété existent, ils doivent être établis, vérifiés et protégés conformément à la loi.

Mais le droit de propriété ne peut s’exercer en dehors du cadre légal, ni se traduire par des actions matérielles portant atteinte à la dignité humaine sans contrôle effectif de la puissance publique », martèle-t-il.

Le mouvement rappelle avec fermeté que même en cas d’occupation dite « précaire », les populations ne doivent en aucun cas être abandonnées sans accompagnement social minimal, sans transparence et sans protection.

Appel à la transparence et à une enquête indépendante

Face à l’opacité qui entoure souvent ces procédures de déguerpissement,
’’Force aux Peuples’’ exige que toute la lumière soit faite sur la chaîne de décisions administratives. Le mouvement réclame la publication et l’examen transparent de l’ensemble des documents liés à cette affaire : titres fonciers, autorisations d’aménagement et décisions de justice.

Pour ce faire, Irié Pierre François appelle solennellement à l’ouverture d’une enquête indépendante : «Cette investigation devra permettre de faire toute la vérité sur les faits, de situer précisément les responsabilités à tous les échelons, tant publics que privés et d’évaluer de manière rigoureuse l’ensemble des préjudices subis par les sinistrés »

Au-delà du cas spécifique de Koumassi Campement, cette crise met en lumière les maux profonds qui rongent la planification territoriale en Côte d’Ivoire. Pour le mouvement, l’incertitude juridique et les chevauchements administratifs actuels ne font que fragiliser les populations les plus vulnérables.

En guise de conclusion, ’’Force aux Peuples’’ plaide pour un changement radical de paradigme où le développement urbain et le progrès ne se construisent plus contre les citoyens, mais en parfaite harmonie avec eux, conciliant harmonieusement droit de propriété, droit au logement et intérêt général.

A.K

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