Cameroun : 24 détenus libérés après les manifestations post-électorales

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Le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM) a annoncé, ce jeudi, la libération de 24 personnes arrêtées dans le cadre des manifestations survenues après les dernières élections générales au Cameroun.

Ces libérations ont été effectuées à la prison centrale de Dschang, dans la région de l’Ouest, en présence du préfet du département de la Menoua. Le MANIDEM, qui avait pris une part active aux manifestations contestant la régularité du scrutin, n’a pas précisé si les personnes concernées étaient des militants de son parti ou de simples sympathisants interpellés lors des rassemblements.

Les événements post-électoraux ont donné lieu à une vive tension dans plusieurs villes du pays. Le ministère camerounais de l’Administration territoriale fait état d’un bilan officiel de 16 morts et de plus de 800 arrestations, chiffres que contestent des organisations nationales et internationales de défense des droits de l’homme. Ces dernières accusent les autorités de mener une répression systématique contre les manifestations pacifiques, en violation des libertés fondamentales.

Dans un communiqué transmis à la presse, le MANIDEM s’est félicité de cette première série de libérations tout en appelant à la poursuite des procédures judiciaires pour les centaines d’autres personnes encore détenues à travers le pays.

La situation reste tendue dans certaines zones, où des familles continuent de réclamer la libération de proches arrêtés, parfois sans inculpation claire. Le parti d’opposition promet de maintenir la pression par des moyens pacifiques et légaux.

Les observateurs internationaux appellent quant à eux au dialogue et à la transparence dans le traitement des affaires liées aux contestations électorales, afin d’éviter une escalade de la crise politique.

Séverin Konan

Ovajabmedia.com

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