À la veille de l’annonce d’un nouveau directeur général à la Sodeci, huit (8) syndicats regroupés au sein de l’Union syndicale des travailleurs de la Sodeci et de la CIE haussent le ton. Ils réclament la promotion interne d’un cadre de la maison, au nom de la continuité, de la cohésion et de la culture d’entreprise.
Huit syndicats de la Compagnie ivoirienne d’électricité (Cie) et de la Société de distribution d’eau en Côte d’Ivoire (Sodeci), membres de l’Union syndicale des travailleurs de la Sodeci et de la Cie, se sont insurgés ce jeudi 18 septembre 2025 à Cocody contre l’éventuelle nomination d’un directeur général venu de l’extérieur.
Selon des rumeurs persistantes, la désignation officielle du nouveau patron de la Sodeci interviendrait demain, vendredi 19 septembre 2025.
Dans une déclaration lue devant la presse, les leaders syndicaux ont d’abord salué la récente signature du contrat entre l’État de Côte d’Ivoire et la Sodeci, qu’ils qualifient « d’étape stratégique majeure pour la pérennité et la modernisation du secteur de l’eau potable ». Ils ont félicité la direction générale et le groupe Eranove pour ce succès, symbole selon eux de « la confiance renouvelée des pouvoirs publics ».
Mais au-delà de cette satisfaction, les syndicats estiment nécessaire de capitaliser sur les compétences internes. « Ce dynamisme doit se poursuivre dans la continuité, en s’appuyant sur l’expérience accumulée au sein de l’entreprise », ont-ils insisté. Rappelant les valeurs managériales défendues par l’ex-Pdg du groupe, Marcel Zadi Kessy, qui plaçait l’homme au cœur de la croissance.
Les syndicalistes demandent donc au directeur général d’Eranove, maison-mère de la Sodeci et de la Cie, de privilégier une promotion interne. « Un tel choix évite les ruptures de culture ou les tensions liées à un changement de style de management. Il renforce le sentiment d’appartenance, apaise le climat social et envoie un message clair : l’effort est reconnu », ont-ils argumenté.
Enfin, ils affirment que leur démarche n’est ni une revendication ni une pression, mais « une exigence de gouvernance moderne. Le choix du futur directeur général doit inspirer confiance, renforcer la cohésion et répondre aux attentes légitimes des travailleurs », concluent-ils.
FKD

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