Coopération Ivoiro-Russe / SEM Alexey SALTIKOV dévoile les actions de son pays en Côte d’Ivoire

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La Fédération de Russie, à l’instar des autres pays du monde entretient bien des relations étroites avec la Côte d’Ivoire.
Bien que ces relations discrètes, elles sont bien réelles et palpables dans plusieurs domaines.

Son Excellence Monsieur M. Alexey SALTIKOV, l’Ambassadeur de la Fédération de Russie en Côte d’Ivoire, a levé un coin de voile sur les différentes actions que mène son pays en Côte d’Ivoire.

C’était le mardi 2 décembre 2025, lors de l’audience qu’il a accordée à une délégation de l’Organisation Unie des Reporters Amis de la Russie (O.U.R.A.).

Le diplomate russe a d’abord salué la naissance de l’O.U.R.A : « Tout d’abord, je me félicite du fait que vous avez créé une organisation qui voudrait porter à la connaissance des africains une opinion d’un grand pays, une opinion de la Russie, de la Fédération de Russie, des citoyens russes », avant de révéler que son pays a mené des combats avant-gardistes pour l’indépendance et la souveraineté de plusieurs pays d’Afrique.

«La Russie a été à l’origine de la lutte pour l’indépendance du continent. Nous avons contribué à l’élaboration, à l’adoption de la résolution des Nations Unies sur l’indépendance des pays opprimés, des pays colonisés.

Donc, et à travers toutes ces années, on porte toujours le même flambeau. Avec, bien sûr, le slogan que les pays doivent être indépendants, les pays doivent être maîtres de leurs ressources, de leur intelligence, de leur savoir-faire, de leurs compétences, etc. C’est pourquoi la Russie est bien présente en Côte d’Ivoire », a-t-il confié.
La Russie présente dans plusieurs domaines en Côte d’Ivoire.

Poursuivant, SEM Alexey SALTIKOV a révélé que son pays est bel et bien actif en Côte d’Ivoire : «On essaie, malgré le contexte difficile géopolitique, d’être présent ici et sans faire une pression quelconque sur qui que ce soit d’avancer. La coopération se développe.

Ne serait-ce que pour le fait qu’avec toutes ces sanctions illégales qui ont été instaurées contre la Russie, nous ne pouvons pas parfois faire quelque chose ouvertement. On doit faire ça d’une manière intelligente, être présent et ne pas être présent en même temps, dans le sens figuré, vous comprenez. Parfois les démarches et les actions que la Fédération de Russie, à travers son business, à travers ses cercles culturels et humanitaires, ne sont pas peut-être bien scrutés par la presse. Mais je vous assure que la Russie est là, elle est présente. Le commerce entre nos deux pays se développe et se développe très bien.
Mais le domaine le plus important reste l’éducation. Et nous sommes confiant que la Russie investit beaucoup dans l’enseignement des citoyens.

Et ça prend de plus en plus de proportions. . Cette année, on a attribué 115 bourses qui sont données par le gouvernement russe.
Par rapport à l’année 2016-2017, On a presque doublé en 2021. C’est un domaine qui augmente. On va faire tout notre possible pour augmenter davantage le nombre de bourses. Il y a aussi quelques programmes, surtout pour les filles africaines. On a élaboré le programme Alabuga Start qui est modéré par le gouvernement de Tatarstan.

Tatarstan, c’est une République au sein de la fédération de Russie de vocation musulmane. Donc, on invite les filles africaines de 18 ans jusqu’à l’âge de 30 ans. Elles viennent faire leur formation dans certains domaines, certaines spécialités.

Et en même temps, elles ont la possibilité de travailler. C’est une expérience théorique et pratique. Là, tout est pris en charge ( billets d’avion, logements, études, formations professionnelles, programmes pratiques. Tout est pris en charge. Et on a des échos positifs convenants les élèves qui sont partis récemment. Cette année, il y a eu une quinzaine de personnes qui sont déjà parties et ce nombre va augmenter ».

A en croire SEM Alexey SALTIKOV, la Russie offre la possibilité aux Ivoiriens qui le souhaitent d’apprendre la langue russe. « On fait des efforts pour introduire l’enseignement de la langue russe dans certains établissements et universités privés.
On va introduire peut-être une leçon par semaine dans chaque de cinq institutions que nous avons choisies. Les cours se feront pendant cinq jours ouvrables et ce jusqu’au mois de mai 2026, pour ce début.
En outre, nous allons appuyer l’initiative de l’Institut pédagogique de la ville de YAROSLAVL. Il y a presque trois ou deux ans et demi de cela.

Les responsables de cet institut ont commencé à travailler dans le sens d’introduire la culture, la langue russe, les littératures, la poésie russe.

Ils sont en partenariat avec le groupe scolaire Le Muguet. D’autres partenariats sont en vue de travail avec d’autres avec l’Université méthodiste et l’Institut universitaire d’Abidjan », a fait savoir le diplomate russe.

Il a par ailleurs souligné que la culture occupe une place importante dans la coopération entre son pays et la Côte d’Ivoire.

«La culture est le troisième volet de nos actions. Pour preuve, nous avons la visite des professeurs et directeurs du célèbre Institut cinématographique de Moscou, qui est bien connu non seulement en Russie, mais au-delà, en Europe. Ils font des masterclass avec l’INSAAC. Des échanges d’expériences sont prévus dans le domaine de peinture, de la danse (ballet) et le théâtre. Il est prévu le 5 décembre, à l’ISTC, un concert de la musique traditionnelle et contemporaine qui sera présenté par le groupe des musiciens qui arrive. Nous avons obtenu la permission du ministère, l’accord de la direction de cette institution.

Donc on va donner un concert qui sera très intéressant parce que la musique traditionnelle, folklorique, c’est quelque chose qui démontre la qualité et les traits particuliers d’une nation, d’un peuple, d’une région ».

L’Ambassadeur de la Fédération de Russie en Côte d’Ivoire a évoqué le domaine militaire dans lequel son pays est le plus connu et respecté.
« Dans le domaine militaire, je ne vous cache pas, il n’y a pas de coopération pratique. Mais il y a toujours des invitations que nous envoyons à la partie ivoirienne de participer à certains événements qui sont organisés par nous-mêmes, ou les événements où nos sociétés des armes sont présentes.

Je pense qu’un moment viendra, parce que nous avons beaucoup de choses à partager dans le domaine du terrorisme, par exemple. Si le problème existe, pourquoi pas. Il faut élargir la gamme de départements.

Nous avons aussi la coopération politique avec la délégation des Ivoiriens dans les instances internationales qui est développée. On essaie de voir, dans la mesure des intérêts nationaux, la coordination de certaines actions sur le terrain international. C’est très, très important. D’ailleurs, on est à la veille de la deuxième conférence ministérielle de la Russie et des pays africains, qui va se tenir au Caire le 19 et 20 décembre 2025.
On s’y prépare, la délégation des Ivoiriens en prendra part. La présence de Russie sur le continent est visible, sensible, important ».

Selon SEM. Alexey SALTIKOV, l’avènement d’un nouveau monde multipolaire est vital et l’Afrique y a son rôle à jouer.

Les attendes de l’O.U.R.A
Pour sa part Mondésire Nascimento, le président de l’O.U.R A s’est réjoui de cette première rencontre officielle avec le représentant de la Russie en Côte d’Ivoire.

«C’est un grand honneur, pour moi et pour l’ensemble de la délégation de l’Organisation Unie des Reporters Amis de la Russie (O.U.R.A.), de vous rencontrer aujourd’hui, dans le cadre de cette première audience officielle que vous avez bien voulu nous accorder », a-t-il souligné avant de rappeler le contexte de la création de l’O.U.R.A : « «Informer autrement, c’est notre slogan. Et cela passe par la collecte, le traitement et la diffusion d’informations justes, factuelles et contextualisées, notamment sur les actions de la Fédération de Russie dans le monde, qu’elles soient militaires, diplomatiques, sociales, sportives ou économiques. Nous croyons en un monde libre, équilibré et respectueux de la souveraineté des nations.

À ce titre, nous voyons en la Russie un pays ami, un partenaire stratégique, une voix essentielle dans le concert des nations, et un acteur clé dans la refondation de l’ordre mondial.

L’O.U.R.A., c’est aussi un réseau de journalistes africains et internationaux unis par une même ambition : lutter contre la désinformation, former les nouvelles générations de reporters, organiser des échanges médiatiques, et surtout, offrir une tribune à ceux qui n’en ont pas.

Nous sommes venus aujourd’hui, Excellence Monsieur l’Ambassadeur, vous présenter notre organisation, mais aussi vous exprimer notre disponibilité à coopérer étroitement avec votre ambassade et au-delà la Russie toute entière, dans une démarche de partage d’informations, de projets culturels, médiatiques et éducatifs.

Nous croyons profondément que l’Afrique a besoin d’accéder à une pluralité de sources, à des lectures alternatives du monde, et à une coopération médiatique renforcée avec des partenaires comme la Russie », a-t-il soutenu, avant de souhaiter un partenariat constructif, sincère et durable.
César Kouamé, secrétaire général de l’O.U.R.A a pour sa part plaidé pour une Coopération médiatique renforcée avec l’ambassade de la fédération de Russie en Côte d’Ivoire.

«Dans un monde où les récits sont souvent dictés par des puissances dominantes, il est devenu impératif de bâtir une contre-voix médiatique, capable de refléter avec justesse les aspirations des peuples libres et souverains. L’Organisation O.U.R.A., regroupant des journalistes ivoiriens et africains engagés pour la vérité et la liberté, se tient aux avant-postes de cette mission.

Nous plaidons pour une coopération dynamique avec l’Ambassade de la Fédération de Russie, fondée sur : l’échange d’expériences et de contenus journalistiques entre la Russie, la Côte d’Ivoire et le reste de l’Afrique ; des formations croisées sur la géopolitique, la défense de la souveraineté des nations et la couverture de l’actualité internationale sans prisme occidental ; organisation conjointe de forums, colloques et master-class sur le rôle des médias dans le nouvel ordre mondial ; la mise en place d’un programme de bourses, de stages ou de voyages d’immersion en Russie pour nos membres.
Excellence, dans un contexte où la désinformation est une arme, nous voulons faire de cette organisation (O.U.R.A.) une force pour l’équilibre des puissances. Une voix africaine, lucide et alliée, au service d’une coopération médiatique forte avec la Russie et ses alliés ».

Lors cette audience, la délégation de l’O.U.R.A était composée outre de son président et son secrétaire général, de M. Jean Yves Bitty, le vice-président, de Mme Christiane Mahilé Souleymane la Trésorière.

Quand SEM. Alexey SALTIKOV avait à ses côtés M. Yvanov, le secrétaire de l’ambassade en charge de la communication.

BS

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