Climat politique tendu ce mercredi à l’hémicycle ivoirien. À l’occasion de l’ouverture solennelle de la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale, les sièges de l’opposition sont restés vides. Un boycott qui n’est pas passé inaperçu, alors que le pays entre dans la dernière ligne droite avant l’élection présidentielle du 25 octobre.
Ce geste fort des parlementaires de l’opposition, annoncé de manière officieuse la veille, a été motivé selon plusieurs sources internes par une série de « dysfonctionnements démocratiques » et de « décisions arbitraires » récentes, notamment l’invalidation de certaines candidatures à la présidentielle par le Conseil constitutionnel, et l’arrestation de plusieurs figures politiques proches de l’opposition.
« Ce boycott traduit notre désapprobation face à la dérive autoritaire du régime. L’Assemblée ne peut fonctionner comme une chambre d’enregistrement », a déclaré un député de l’opposition joint sous anonymat.
Malgré cette absence remarquée, la cérémonie s’est tenue en présence du président de l’Assemblée nationale, du Premier ministre, et d’autres personnalités de la majorité. Les travaux de cette session, qui s’étendront sur plusieurs semaines, porteront notamment sur l’examen du budget 2026, les lois électorales, et les réformes institutionnelles annoncées.
Ce boycott, qui survient dans un contexte politique déjà tendu, pourrait impacter la sérénité des débats parlementaires à venir, et relancer les discussions sur le rôle du Parlement en période électorale.
À moins d’un mois de l’échéance présidentielle, les lignes de fracture entre pouvoir et opposition semblent se creuser davantage.
Séverin Konan
Ovajabmedia.com

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