La Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) de San Pedro a mis fin, le 18 septembre dernier, aux agissements d’un cultivateur de 44 ans, soupçonné de meurtre et de cannibalisme à Méagui, dans le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire.
Les faits remontent au 24 juillet, lorsqu’à Ambroisekro, campement situé à 9 km de Méagui, le corps décapité et mutilé d’Achi Assi Gérard Armel a été découvert. Selon le rapport des enquêteurs, la victime avait été vidée de son sang et privée de plusieurs organes, une scène d’horreur qui a profondément choqué les habitants.
Saisi officiellement par un proche du défunt le 26 août, la BRI a orienté ses soupçons vers un individu du quartier Kôtôh, connu pour sa réputation trouble. Après plusieurs jours de surveillance, les enquêteurs interpellent le suspect, identifié comme P.S., qui finit par passer aux aveux.
« J’ai ôté la vie à la victime le 23 juillet 2025, vers 8 heures du matin », a reconnu l’intéressé, allant jusqu’à déclarer être toujours en possession de la tête de sa victime.
Une perquisition menée à son domicile a permis la découverte macabre de deux crânes humains et de mâchoires soigneusement conservées. Interrogé, P.S. a affirmé que l’un appartenait bien à Achi Assi Gérard Armel et l’autre à une victime originaire de Vavoua, tuée plusieurs années plus tôt. Il a également avoué avoir consommé la chair humaine, disant agir « sous l’influence de ses génies ».
Le suspect a été immédiatement déféré devant le parquet de San Pedro, alors que les enquêteurs cherchent à déterminer s’il a pu faire d’autres victimes restées jusque-là inconnues.
Séverin Konan
Ovajabmedia.com

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