En déplacement à Agnibilékro puis après Abengourou le GBIZRÊ garde le même fil, le Secrétaire Général Adjoint du PPA-CI, Guillaume Kamé Kamé, a pris la parole pour réagir face à ce qu’il qualifie d’injustice imposée par le régime du président Alassane Ouattara au peuple ivoirien.
Selon lui, l’argument avancé par le RHDP, selon lequel Alassane Ouattara serait dans son premier mandat de la troisième République et pourrait briguer un second, ne saurait tenir. « Aucun trône n’est éternel », a-t-il lancé, affirmant que lorsque l’injustice s’élève, la colère des opprimés devient une prière que nul pouvoir ne peut ignorer. « Aucun dirigeant au monde, fût-il puissant, ne peut vaincre un peuple déterminé et engagé dans le combat de sa souveraineté », a-t-il ajouté sous les applaudissements.
Guillaume Kamé Kamé a rappelé que gouverner ne signifie pas dominer ni opprimer. Pour lui, tout dirigeant qui confond autorité et abus prépare son propre déclin, et mépriser la souffrance du peuple expose tôt ou tard à entendre son cri. « Dieu n’est pas du côté des puissants, mais de la justice », a-t-il insisté, avant de souligner que parfois, « Dieu, d’une manière, donne le pouvoir à qui il veut et quand il veut. Mais le même Dieu, d’une autre manière, peut arracher ce pouvoir quand et comme il veut ». Pour étayer ses propos, il a cité des exemples récents : Blaise Compaoré au Burkina Faso, Ali Bongo au Gabon ou encore Mohamed Bazoum au Niger.
Le SGA a aussi rappelé le cas de l’ex-Premier ministre Guillaume Soro : « Celui qui a permis à Ouattara d’être président, celui qui s’est sacrifié pour lui, se retrouve aujourd’hui contraint à l’exil par ce même Ouattara. Or, la Constitution ivoirienne n’autorise pas qu’un Ivoirien soit exilé de son propre pays. »
Poursuivant son propos, il a fait une allusion biblique en évoquant l’effondrement du mur de Jéricho sans armes, pour affirmer que la dignité de la Côte d’Ivoire sera restaurée de manière pacifique et démocratique. « Notre pays humilié nous appelle et nous avons le devoir de lui rendre sa dignité », a-t-il affirmé, tout en soulignant que le regard du peuple est désormais tourné vers le Conseil constitutionnel.
Il a conclu en appelant cette institution à dire le droit et rien que le droit, afin que la Constitution ivoirienne cesse d’être violée par le régime en place.
Full le grand Relais
Ovajabmedia.com

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