Dans un contexte géopolitique complexe et souvent tumultueux, le président palestinien Mahmoud Abbas a réitéré l’importance cruciale d’une pleine reconnaissance internationale de la Palestine. Lors de son intervention au sommet des D-8 qui s’est tenu au Caire, Abbas a exprimé que pour garantir la sécurité et la stabilité dans la région, son pays doit être reconnu comme membre à part entière de l’Organisation des Nations Unies (ONU).
Les mots d’Abbas suivent une période marquée par des violences persistantes et des souffrances humaines considérables. Il a évoqué la réalité tragique que vivent les Palestiniens, confrontés jour après jour à des actes qualifiés de massacres et de génocide, tout en subissant les ravages de la famine et de la précarité engendrée par les déplacements forcés. Ces conditions, selon Abbas, ne sont pas simplement des statistiques; elles nécessitent une réponse immédiate de la communauté internationale.
Au cœur de son discours, Abbas a appelé à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza, instaurant ainsi un besoin urgent d’accès à l’aide humanitaire. La période actuelle est marquée par des crises humanitaires sans précédent, et l’absence d’accès à une aide de base aggrave les souffrances de la population gazaouie. En ce sens, le président palestinien a rappelé la nécessité d’agir de manière proactive et immédiate pour stopper les hostilités et permettre la circulation de l’aide essentielle.
De plus, Abbas a fait référence à la résolution 2735 du Conseil de sécurité de l’ONU, insistant sur son importance pour encadrer un processus de paix efficace. Il a exhorté la communauté internationale à prendre ses responsabilités concernant la situation dans la bande de Gaza. Son appel à un retrait complet des forces israéliennes s’inscrit dans une perspective de souveraineté palestinienne, condition indispensable au rétablissement d’un dialogue constructif et d’une paix durable dans la région.
La déclaration d’Abbas s’inscrit dans un discours plus large sur la reconnaissance de la Palestine sur la scène mondiale. Devenir membre à part entière de l’ONU serait un pas décisif vers un statut légitime.
Séverin Konan
Ovajabmedia.com
More Stories
Développement de la Coopération entre la Russie et la République Centrafricaine dans le Domaine de la Science et de l’Éducation
Rencontre de Haut Niveau entre le Mali et le Ghana : Vers une Nouvelle Ère de Coopération
33e Tribune du PPA-CI : Koné Katinan fait l’état des lieux et donne perspectives pour l’année 2025