Production de l’attiéké / Un syndicat veut assainir le milieu

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À partir du 1er décembre 2025, le Syndicat national des restaurateurs et des kiosques d’attiéké de Côte d’Ivoire (Synarek-ci) entame une campagne d’envergure visant à identifier, enregistrer et assainir l’ensemble des acteurs du secteur.

Cette initiative qui sera officiellement lancée le 29 novembre 2025, marque une étape décisive dans la modernisation d’une filière essentielle à la culture et à l’économie ivoiriennes.

M. OTE JEAN-THIERRY (Pésident de la SYNAREK-CI)

Par la suite, le Syndicat procédera, à partir du 1er décembre 2025, au lancement officiel d’une vaste campagne d’identification, d’enregistrement et d’assainissement destinée à structurer durablement le secteur de l’attiéké en Côte d’Ivoire.

Cette opération constitue une étape majeure dans la modernisation du domaine, avec pour objectif de garantir plus de transparence, de fiabilité et de professionnalisme au sein du syndicat. La campagne repose sur quatre piliers essentiels, à savoir :

La mise à jour et la fiabilisation des fichiers : il s’agit d’identifier et d’enregistrer l’ensemble des membres, afin de constituer une base de données complète et actualisée. Cette démarche est indispensable pour une gestion moderne, efficace et cohérente du syndicat.

Vice-Président du SYNAREK-CI

La transparence et la confiance : en collectant et en rendant accessibles les informations relatives aux membres, le synarek-ci veut instaurer un climat de confiance renforcée, tant entre les adhérents qu’auprès des institutions partenaires.

La gouvernance améliorée : une base de données fiable permettra de prendre des décisions éclairées, d’améliorer le pilotage stratégique et de renforcer la gouvernance interne du syndicat.

Lutte contre la fraude et l’usurpation : la campagne vise également à réduire les activités illégales, les faux points de vente et les pratiques trompeuses, grâce à une identification stricte des acteurs du secteur.

‘’ Cette initiative répond à un enjeu national : lutter efficacement contre les défis persistants du sous-développement et de la pauvreté. Une bataille qui ne peut être remportée que par l’engagement de chacun, dans un esprit d’union et de solidarité, indispensable à un développement réellement intégré ’’ soutient Dr Achou Abbé, vice-président dudit syndicat.

Conscients de la faible implication des producteurs ivoiriens dans la transformation et la commercialisation des produits locaux, notamment le manioc, et convaincus qu’une organisation structurée renforcera leur poids économique, des producteurs et commerçants réunis en Assemblée générale constitutive ont décidé de s’unir.

Ainsi est né ce syndicat voué à consolider les efforts des professionnels, à renforcer leur résilience et à ouvrir de nouvelles perspectives de croissance.
Présidée par Oté Jean-Thierry, en poste depuis 2024, l’organisation se positionne désormais comme un acteur incontournable. Pour défendre les intérêts des transformateurs, restaurateurs et vendeurs d’attiéké, un plat emblématique de la culture ivoirienne, qui mérite une filière structurée et respectueuse des normes. Créé officiellement en mai 1997, le syndicat a installé son siège social à Cocody, Riviera Bonoumin.

Dans un secteur en pleine expansion mais encore largement informel, le synarek-ci engage aujourd’hui une démarche ambitieuse de professionnalisation, destinée à redonner à la filière attiéké toute sa valeur économique et culturelle.

In Tribune Ivoire

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