À moins d’un an de la présidentielle prévue pour octobre 2025, une nouvelle dynamique s’instaure sur la scène politique ivoirienne. Le 10 mars, une plateforme regroupant 15 partis d’opposition, baptisée Coalition pour une Alternance Pacifique (CAP Côte d’Ivoire), a vu le jour. Bien que cette coalition soit constituée de plusieurs partis importants, elle exclut toutefois le PPA-CI de Laurent Gbagbo. L’objectif principal de cette coalition est de mener une campagne pour des élections transparentes, apaisées et inclusives, tout en revendiquant une réforme en profondeur de la Commission électorale indépendante (CEI), jugée trop proche du pouvoir en place.
L’une des revendications majeures porte sur la révision du fichier électoral, un point qui demeure un sujet de discorde. En réponse, la CEI a indiqué qu’une révision du fichier électoral est actuellement impossible, exacerbant ainsi les tensions entre le pouvoir et l’opposition.
Ce différend sur la gestion du processus électoral soulève de nombreuses inquiétudes sur la stabilité politique du pays. Selon le quotidien *Le Pays*, les perspectives d’une intensification de cette confrontation ne sont pas à exclure, à moins que les différentes parties ne parviennent à un compromis par le biais d’un dialogue constructif, indispensable pour éviter une crise majeure à l’approche du scrutin.
Le temps presse, et les prochains mois pourraient être décisifs pour la cohésion sociale et politique en Côte d’Ivoire.
Séverin Konan
Ovajabmedia.com

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