Le lundi 8 septembre 2025, le Conseil constitutionnel a rendu public la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle d’octobre prochain.
Suite à cette publication, la Plate-forme pour l’Engagement Citoyen de Côte d’Ivoire (PEC-CI), composée de 37 Organisations, Associations, ONG et Mouvements de la Société Civile Ivoirienne, vient de prendre position.
Dans une déclaration en date de mercredi 17 septembre 2025, EBRIN Yao Rémi, PCA de la PEC-CI n’a pas porté de gants pour dénoncer la décision du Conseil constitutionnel.
«Au regard de la situation socio-politique inquiétante qui règne en ce moment en Côte d’Ivoire et qui met en péril notre jeune démocratie et la Cohésion nationale, la PEC-CI interpelle à nouveau pendant qu’il est encore temps.
La PEC-CI a suivi avec un intérêt particulier la décision rendue par le Conseil Constitutionnel le lundi 08 septembre 2025, qui valide le 4e mandat illégal, illégitime et anticonstitutionnel du Chef de l’Etat sortant, Monsieur Alassane Ouattara, candidat du Parti au pouvoir le RHDP au cours de la prochaine élection présidentielle d’octobre 2025, en violation flagrante de l’article 183 de notre Loi Fondamentale, qui stipule clairement que la législation actuellement en vigueur en Côte d’Ivoire (c’est-à-dire celle avant 2016) reste applicable ».
Face à cette situation, la position de la PEC-CI est sans ambages.
«La PEC-CI observe que, la décision du Conseil Constitutionnel rendue le lundi 08 septembre 2025 est en violation flagrante de la constitution ivoirienne, au regard des dispositions de l’article 183 et 55 de notre Loi fondamentale. Aussi, voudrions-nous faire observer à l’opinion nationale et Internationale, que cette décision rendue par Madame Chantal Camara et son équipe nous donne le sentiment que cette grande juridiction, gardienne de notre LOI Fondamentale cautionne cette forfaiture de 4e mandat illégal, illégitime et anticonstitutionnel que veut nous imposer le Parti au pouvoir le RHDP comme ce fût le cas en 2020 avec le 3ème mandat.
La PEC-CI Constate que, malgré la saisine du Conseil Constitutionnel par Monsieur Ousmane Camara, Président du Mouvement Alternance Nouvelle Génération (ANG) sur la question de la double Nationalité présumée du Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, dont toutes les populations ivoiriennes attendaient avec impatience que le Conseil Constitutionnel se prononce sur le fond de la requête conformément à l’article 48 du code de la Nationalité ivoirienne.
Et malheureusement, nous constatons avec beaucoup d’amertume comme tous les ivoiriens, que le Conseil Constitutionnel n’a pas été capable de se prononcer sur cette requête pour éclairer l’opinion Nationale et Internationale sur ce dossier épineux qui défraie la chronique.
La PEC-CI estime que, les ivoiriens ont besoin de connaître toute la vérité sur ce dossier, interpelle vivement le Conseil Constitutionnel afin qu’il puisse se prononcer officiellement sur cette saisine, et exiger de la mise en cause qu’il fournisse tous les documents irréfutables de la renonciation à sa double nationalité présumée ».
Poursuivant, la PEC-CI a regretté le rejet des candidatures des principaux leaders de l’opposition pour défaut de parrainages : « La PEC-CI constate que, les Cinq (05) candidats retenus par le Conseil Constitutionnel, selon ses règles, n’ont eu aucune difficulté à remplir toutes les formalités de parrainage, et qu’aucune faille n’a été constatée dans leurs différents dossiers de candidature présentés. Cependant, le candidat du PPA -CI, M. Laurent GBAGBO, ancien Président de la République de Côte d’Ivoire, dont le parti est installé sur toute l’étendue du territoire national, qui bénéficie d’une popularité incontestable n’a pas pu obtenir la totalité des parrainages exigés selon le Conseil Constitutionnel ; Cette décision crée beaucoup de flous dans l’esprit de tous les ivoiriens.
La PEC-CI observant toujours, que conformément à l’article 54 du code électoral qui confère aux candidats le droit de procéder dans un délai de 48 heures au remplacement des parrainages annulés pour cause de double parrainage, n’a pas été respecté par le Conseil Constitutionnel qui devrait faire preuve de plus de transparence et d’équité pour rassurer les populations ivoiriennes qui ont la peur au ventre à l’orée de ces élections ».
Pour la PEC-CI, le Conseil constitutionnel a cautionné le viol du code électoral par la CEI par sa décision de rejeter la candidature de certains candidats déclarés dont le nom ne figure pas sur la liste électorale.
«La PEC-CI estime que, le Conseil Constitutionnel a rendu une décision impopulaire qui ne va pas dans le sens de l’apaisement du climat sociopolitique et de la réconciliation, ouvrant ainsi la voie à une crise électorale sans précédent, met en péril la Cohésion Nationale et pourrait entrainer des conséquences graves sur la stabilité de la Côte d’Ivoire », a martelé avant de lancer cet appel : A toutes les composantes de la société ivoirienne, nous devons exiger par tous les moyens légaux que nous confère la Constitution ivoirienne, tant du parti au pouvoir, le RHDP, que de ceux de l’opposition, ainsi que de nous-mêmes de la Société civile, l’ouverture d’un DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF, afin de nous accorder sur les conditions objectives, en vue de l’organisation d’un scrutin présidentiel crédible, démocratique et incontesté ! »
A.K

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