Filière cacao : Dah Sansan Dihignité interpelle sur les incohérences perçues dans les prix et réclame des explications aux producteurs

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Le débat autour de la compréhension des mécanismes de fixation du prix du cacao en Côte d’Ivoire refait surface à la suite d’une publication de Dah Sansan Dihignité, président de la Mission des Consciences Citoyennes (MICOCI), sur sa page Facebook.

Dans ce message, l’acteur de la société civile interpelle sur la nécessité d’expliquer de manière plus pédagogique aux producteurs les décisions relatives aux prix bord champ, dans un contexte marqué par les variations du marché international.

S’appuyant sur une citation de Boubou Hamar — « Celui qui fait de la nuit son boubou, sera nu quand il fera jour » — tirée de son ouvrage Essai d’analyse de l’éducation africaine, Dah Sansan Dihignité estime que la situation actuelle appelle à davantage de clarté.

Il rappelle que le modèle ivoirien de commercialisation du cacao repose traditionnellement sur des ventes anticipées, censées protéger les producteurs contre les variations brutales des cours mondiaux. « Depuis des années, on nous explique que le mécanisme ivoirien repose sur des ventes anticipées, ce qui permet de sécuriser les prix avant les fluctuations. Le système de stabilisation était présenté comme un bouclier contre ce type de choc », écrit-il.

Toutefois, il s’interroge sur la perception de ces mécanismes par les producteurs, notamment ceux vivant dans les zones rurales. Évoquant le cas d’un parent à Tiazalé, dans la sous-préfecture de Sago, région du Gboklê, il s’interroge : « Qu’est-ce que le parent dans le village de Tiazalé doit comprendre dans cette situation ? »

L’auteur de la publication s’interroge également sur l’écart entre les prix évoqués pour différentes campagnes agricoles. « Comment va-t-il comprendre qu’on parle de 2800 FCFA/kg pour certains stocks de grande campagne et qu’on lui doit encore, alors que la campagne intermédiaire est fixée à 1200 FCFA/kg ? Quelle est la logique économique derrière ces incohérences ? », écrit-il.

Pour le président de la MICOCI, la clé réside dans une communication plus transparente et pédagogique à l’endroit des producteurs. « Je pense que les producteurs ont surtout besoin de transparence et d’explications techniques claires, afin d’éviter toute confusion », souligne-t-il.

Il estime qu’une communication plus détaillée permettrait de renforcer la confiance des populations rurales. « Une communication complète rassurerait davantage. Mais des annonces isolées ne peuvent pas convaincre des intellectuels de notre bas rang. Encore moins le parent de Lagako », ajoute-t-il.

En conclusion de sa publication, Dah Sansan Dihignité appelle implicitement à plus de clarté dans les explications données aux producteurs, concluant son propos par cette formule : « La lumière nous éclaire ! ».

Séverin Konan

Ovajabmedia.com

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