Ghana : l’enseignement primaire passe aux langues locales pour renforcer l’inclusion

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Dans un virage éducatif majeur, le gouvernement ghanéen a décidé de remplacer l’anglais comme langue principale d’enseignement dans les écoles primaires par les langues locales. L’objectif : améliorer l’apprentissage en permettant aux enfants d’étudier dans une langue qu’ils comprennent dès leur entrée à l’école.

Cette réforme, présentée comme un levier d’inclusion sociale et pédagogique, entend poser les bases d’un système éducatif plus équitable, tout en valorisant le patrimoine linguistique national. Le ministre ghanéen de l’Éducation, Haruna Iddrisu, a justifié cette orientation en ces termes :
« L’enfant ghanéen n’est pas né dans une famille anglaise, mais dans une famille ashanti, ewe, dagomba ou autre. Il mérite d’apprendre dans la langue qu’il comprend. »

L’annonce a été faite en marge du lancement d’un programme d’enseignement supérieur gratuit pour les personnes handicapées, un autre chantier social ambitieux du gouvernement.

Cette réforme linguistique s’inscrit dans une tendance panafricaine croissante en faveur d’un enseignement enraciné dans les réalités culturelles locales, et suscite déjà un débat national sur son impact à long terme.

Avec cette mesure, le Ghana espère non seulement améliorer les performances scolaires des jeunes apprenants, mais aussi préserver et promouvoir ses langues nationales dans un monde de plus en plus globalisé.

Séverin Konan

Ovajabmedia.com

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