Le Mardi 09 Septembre 2025, à Divo, localité située au sud-ouest de la Côte d’Ivoire, deux présumés trafiquants opérant dans le commerce illégal de l’ivoire ont été interpellés.
C’est au moment où elle marchandait une pointe d’ivoire de 32 kg dans une enceinte de la ville que le premier présumé trafiquant a été interpellé.
Pour passer inaperçu, l’individu premier a pris le soin de scinder en deux la pointe d’ivoire appartenant probablement à un éléphant de plus de 4 tonnes puis l’a dissimulée dans deux sacs de riz de 100 kg chacun. Il l’a ensuite transporté pour espérer la vendre dans une enceinte de la ville de Divo où il a été interpellé.
Après son interpellation, les éléments de l’UCT remontent de fil en aiguille pour interpeller une heure plus tard, son complice qui attendait patiemment à la gare des taxis de la ville située à 4 km du lieu de la transaction pour récupérer son dû.
L’enquête révèle que ce dernier a obtenu illégalement l’ivoire au Libéria, pays frontalier du côté ouest de la Côte d’Ivoire et l’a acheminé à Divo pour une valeur marchande plus grande.
Ces deux arrestations ont été possibles grâce à la collaboration de l’Unité de lutte contre la criminalité transnationale organisée (UCT), la Direction de la police forestière et de l’Eau du ministère des Eaux et Forêts (DPFE-MINEF) et EAGLE-Côte d’Ivoire, dont ils ont bénéficié de l’assistance technique.
Arrêtés, pour flagrant délit de détention, de circulation et de commercialisation illégale de produits fauniques, les prévenus ont été placés dans la foulée en garde à vue au commissariat du 1er arrondissement de Divo, puis conduits à l’UCT à Abidjan le mercredi 10 septembre 2025. Après quoi, ils ont été déférés le vendredi 12 septembre 2025. L’affaire a été mise en instruction et les suspects ont été placés sous mandat de dépôt au Pôle pénitentiaire d’Abidjan, ex-Maca.
Si les deux (02) contrebandiers sont reconnus coupables, ils risquent une peine d’emprisonnement allant de dix (10) ans à vingt (20) ans et d’une amende de 10 millions à 100 millions de francs CFA si l’on se réfère à la loi N°2024-364 du 11 juin 2024 portant gestion de la faune.
Faut-il le rappeler, le commerce international de l’ivoire est déclaré illégal depuis 1989, mais les populations d’éléphants d’Afrique continuent de décroitre. Chaque année 20.000 à 30.000 éléphants sont tués pour leurs ivoires, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF) ; équivalent de 50 à 80 individus par jour.
Selon le rapport 2016 de l’’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) sur le statut des éléphants africains, la population d’éléphants en Afrique de l’ouest oscillerait entre 2500 et 11.000 éléphants et entre 200 et 600 en Côte d’Ivoire, dont une centaine dans le parc National de la Comoé, une population encore très fragile qui aura besoin de plusieurs années pour se reconstituer.
Par ailleurs, deux grands facteurs sont considérés comme étant la cause de cette baisse drastique de l’effectif des éléphants : d’une part, l’accroissement du trafic illégal d’animaux lié à la forte demande internationale de l’ivoire et d’autre part, l’exploitation abusive des ressources naturelles nécessaires aux éléphants du fait de l’agriculture industrielle et des occupations anarchiques de leur habitat.
BS avec Sercom

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