Le président du parti Force aux Peuples, Innocent GNELBIN, à l’instar de la majorité des Ivoiriens souhaite un changement à la tête de la Côte d’Ivoire.
Malheureusement, à l’issue de la parodie d’élection présidentielle du 25 octobre 2025, les résultats provisoires publiés par la CEI, donnent vainqueur le RHDP.
Dans une déclaration, Innocent GNELBIN a donné sa position sur ce scrutin : « La Côte d’Ivoire vient de traverser une élection présidentielle dont l’issue n’a surpris personne. Le processus a été balisé pour reconduire un ordre déjà établi, révélant la tension permanente entre un peuple aspirant à la souveraineté et un système qui survit par la confiscation du pouvoir et la dépendance économique.
Avant tout, nos pensées vont aux familles éplorées. Nous déplorons profondément les morts — civils et gendarmes — dans cette crise électorale, victimes d’un passage en force du régime au mépris de la République. Nous exprimons notre solidarité aux blessés et demandons la libération immédiate des citoyens arbitrairement incarcérés pour avoir simplement exprimé leur désaccord.
Une pensée particulière va aux populations du village de Nahio, durement éprouvées par la betise humaine ».
Selon lui, face à cette situation, la colère populaire est réelle.
«Mais elle demeure sans direction organisée et « consciente ». Sans avant-garde structurée, la souffrance du peuple ne conduit pas automatiquement à la libération : elle peut se dissiper, ou pire, renforcer les chaînes de sa propre oppression.
L’opposition contemporaine a trop souvent confondu agitation et organisation, indignation et stratégie. Les déclarations médiatiques et coalitions de circonstance ne remplacent pas la construction méthodique d’un projet capable de disputer au pouvoir l’hégémonie idéologique et organisationnelle ».
Ainsi, pour lui, la génération d’opposants Ivoiriens doit s’inspirer de leurs aînés tels que ’’Laurent Gbagbo, Bamba Moriféré, Francis Wodié ou Achy Ekissi qui ont assumé leur responsabilité face au parti unique, transformant l’indignation populaire en organisation structurée, discours cohérent et tactique adaptée à leur temps’’.
«Aujourd’hui, notre génération doit aller plus loin : mettre fin à la domination du grand capital financier et du parti-État, refonder la souveraineté nationale et construire un État moderne, juste, prospère, où le bien-être partagé n’est pas un slogan, mais une réalité.
Aucune transformation historique ne résulte du hasard. Elle exige préparation méthodique, unité d’action, élévation de la conscience politique et maîtrise du temps politique. La constance et la lucidité stratégique, non la hâte, libèrent les peuples », a-t-il indiqué, avant de lancer cet appel : «L’avenir de la démocratie ivoirienne dépend de la capacité des forces progressistes à dépasser leurs divergences pour construire une alternative nationale crédible et populaire, enracinée dans les villages, quartiers, syndicats, universités et marchés.
À tous les démocrates, progressistes et révolutionnaires sincères, je lance cet appel : mettons-nous au travail. Organisons-nous, formons nos cadres, éduquons nos militants et structurons nos luttes.
C’est à cette condition que nous pourrons, dans le moyen terme, inverser le rapport de force, redonner au peuple sa souveraineté et ouvrir la voie à une Côte d’Ivoire émancipée, moderne, innovante et socialement juste ».
A. K

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